mise en sommeil de la spirale pour rejoindre le Blog Libre

Je vais rejoindre le blog libre qui va réouvrir pour une nouvelle aventure collective. Nous démarrons à trois avec Laurent Napias et Cascador.

L’intérêt est de fédérer les forces vives de deux blogs afin de reprendre l’aventure blog libre entamée il y a de cela quelques temps.

Il s’agit pour moi de reprendre un rythme d’écriture un peu plus soutenu : j’ai besoin de l’emulation collective pour écrire, pour stimuler mon petit cerveau.

Il faut aussi préparer le futur : nous serons, nous les blogueurs alternatifs, plus forts ensemble que chacun de notre côté. Je repense au premier collectif un peu sauvage et improvisé du premier blog libre et je me dis que nous avions une belle équipe. Des cerveaux qui ne pensaient pas pareils et qui ouvraient des horizons divers et variés (Cyrille, Christophe, Cep entre autres…).

Au fait, il faut déterminer le concept de blogueurs alternatifs : ceux qui ne recherchent pas la gloire, qui n’ont pas de concept SEO, qui ne sont pas des pros des réseaux sociaux et qui sont intéressés par le monde du logiciel libre, par la culture du partage sur internet, par le numérique dans son ensemble et l’impact qu’il a dans nos vies IRL et bien sur, la politique car le logiciel libre, le partage et l’usage du numérique tel que nous le concevons, est politique, même si vous et nous n’en avons conscience au quotidien.

Bref, reprendre une aventure collective pour soi, pour autrui, pour tenter de rendre les choses plus intéressantes, et pourquoi pas meilleures.

Nous sommes trois et nous sommes ouverts à toutes les bonnes volontés qui voudraient nous rejoindre, écrire régulièrement ou ponctuellement, sur de la technique, de la réflexion, de l’humeur ou toute idée pertinente.

On se retrouve là-bas très rapidement.

– Damien

le système fiscal est un logiciel propriétaire verrouillé par les plus riches

Suite à un post sur Diaspora* concernant les révélations des Panama Papers, nous en sommes venus à parler  des paradis et des enfers fiscaux.

Un enfer fiscal, selon certains, serait un lieu oú les plus riches seraient oppressés par les impôts imposés par l’état. Une oppression telle qu’ils pourraient peut être en mourir, voir être ruinés. Comme je n’ai pas connaissance d’une hécatombe de riches ruinés et mourants, je pense qu’il n’y a pas d’enfer fiscal.

Ou alors il se cache ailleurs : l’enfer fiscal existerait dans la complexité du système lui-même, dans son opacité et dans sa façon de fonctionner. Le législateur se serait acharné à créer cette usine lourde et vicieuse dans un seul but : accorder aux plus riches un moyen d’échapper à la solidarité.

le système fiscal « propríetaire »

Le système fiscal ressemble à la structure d’un logiciel propriétaire : personne ne sait ce qu’il y a dedans, personne ne sait le modifier et ceux qui veulent le modifier pour le rendre transparent n’ont pas les clés pour le faire.

Les personnes qui ont les clés ont mis le système au pas : ils le contrôlent et l’ont programmé pour qu’ils soient à leur avantage.

Des entreprises cachent leur argent dans les paradis fiscaux : les décideurs politiques ont validé cela par la loi.

Des entreprises installent leurs sièges fiscaux en Irlande ou au Luxembourg, pays jouant la concurrence avec leurs alliés européens : les décideurs politiques ont validé cela par la loi.

Les personnes les plus aisées dans notre pays paient proportionnellement moins d’impôts que les plus pauvres : les décideurs politiques ont validé cela par la loi.

Cinq cent neuf niches fiscales sont disponibles : les décideurs politiques ont validé cela par la loi.

baisser les impôts : la solution?

La baisse des impôts n’est même pas le problème pour ces banques au fond. Elles ne sont pas à l’agonie, ni en train de lutter pour leur survie, loin de là. C’est la recherche permanente et absolue de profit, sans vision à long terme, qui les dirige.

J’écoutais un analyste à la radio ce week end qui expliquait que les banques ne voulaient plus investir ou prêter d’argent et préféraient le laisser dormir dans des usines à blanchiment à bas rendement plutot que d’aller dans l’économie réelle.

Comme on demande aux états de ne plus investir non plus : nous sommes donc dans une impasse. Digression : oui, l’état n’investit plus, il dégresse, il fait de l’austérité par réflexe pavlovien. Dans quel but ? Pour privatiser. Privatisations qui se feront via des entreprises qui ensuite placeront leur argent dans des paradis fiscaux, n’investissant plus, se plaignant du manque de croissance… etc (serpent, morsure, queue, bref…).

Ceux qui rêvent donc du retour de la croissance, nos entreprises et nos politiques donc, sont ceux qui n’investissent plus. Difficile d’avoir un retour sur investissement quand justement on n’investit plus rien !

Alors on désigne le RSA, les pauvres, le code du travail, les immigrés, les impôts comme frein à la croissance…La liste des boucs émissaires est longue.

Rappelons que le budget annuel de l’état est stable depuis 30 ans (et a même baissé sur 30 ans en % du PIB, le saviez-vous ?). Par contre, les rentrées d’argent baissent inexorablement sur la même durée :

  • baisse des impôts des classes supérieures et aisées avec la baisse de l’impôt de solidatité sur la fortune, la baisse des droits de succession (ca ne devrait pas plaire aux « vrais libéraux » canal historique) et la baisse de l’impôt sur le revenu (des plus riches, hein pas des plus pauvres).
  • baisse permanente des recettes en impôts et cotisations sociales des entreprises depuis 30 ans, don gratuit de 44 milliards aux entreprises via le CICE cette année, évasion fiscale évaluée à 60-80 milliards par an depuis deux ou trois décennies.

Pour faire simple, votre famille a le même crédit auto depuis 10 ans à payer, les mêmes dépenses de nourriture, de vêtements, de docteur et de loisirs, sauf que votre employeur a baissé vos rentrées d’argent d’un quart, voir de moitié : difficile de tout payer à la fin du mois.

conclusion

Ceux qui tiennent le logiciel fermé sont nos politiciens au service des plus riches. Ce sont eux qui valident les lois de ce pays, qui maintiennent le système. Allons chercher l’argent qui est caché dans les usines de blanchiment et de détournement d’argent que sont les soit-disants « paradis fiscaux ».

Il faut donner des chiffres concrets : 60 milliards de récupérés, c’est financer l’enseignement scolaire en France pour une année. 80 milliards de récupérés, c’est l’enseignement scolaire + les dépenses de retraites pour un an d’assurer. Ca n’est pas de la magie, c’est récupérer ce qui a été généré sur le territoire national par nos efforts et nos contributions.

D’ailleurs, à ce sujet, petit provocation : à quand la déchéance de nationalité et confiscation des biens et ressources financières à ceux qui trahissent le pays et l’intérêt national en terrorisant les finances publiques ?

A nous de demander l’ouverture du logiciel fiscal, sa transparence et la réecriture du code source.

 

– Damien

 

 

se recentrer sur l’essentiel : basta les réseaux sociaux

Saoulé par les discussions et petitesses sur Twitter, j’ai décidé de passer en mode passif sur ce réseau social : compte encore ouvert mais plus de consultations là bas pour ma part, ca part trop dans tous les sens et je vois trop d’attitudes imbéciles, mensongères et malhonnêtes intellectuellement. Twitter est un champ de bataille permanent où la bêtise cotoie la mauvaise foi. Je vais donc arrêter de m’énerver et/ou de me désoler des choses.

Les dernières semaines ont été rudes avec les discussions sur le projet de loi El Khomri et son lot d’inepties, j’y ai laissé trop d’énergie.

J’ai ensuite fermé mon compte Medium. Inutile, mal rangé, sans classification des articles passés… c’est une plate-forme intéressante, j’ai fait des tests là-bas mais ça n’est pas pour moi au final. Là aussi, j’y ai lu beaucoup de choses, ai commenté, me suis fait ignoré ou zappé par certains posteurs.

Je m’aperçois que les réseaux sociaux sont quand même bien fréquentés par des gens qui racontent n’importe quoi, ne sourcent pas leurs informations et leurs écrits, se prétendent des cadors et, dès que la contradiction arrive (sourcée et explicitée elle), pètent un plomb, incapables d’argumenter, insultent, censurent ou vous passent en mode ignorer/silence.

Comme j’aime la joute verbale et convaincre, je le ferais dorénavant sur les articles de blogs sérieux ou de vive voie lors de discussions réelles. Causer sur les réseaux sociaux équivaut pour moi à causer au PMU, bref, pas mon truc, je dis stop.

Je reste sur Diaspora* où je trouve des réflexions et des choses intéressantes. Même si cela reste de l’entresoi, j’arrive à trouver des posts où on peut apprendre des choses et discuter un minimum.

Si vous me cherchez, je suis là donc.

 

– Damien

France : la trahison démocratique permanente

Notre histoire est celle d’un pays qui croit aux contes de fées. Surtout les contes de fées politiques.

Les gens s’en remettent à autrui pour gouverner leurs vies. Ils remettent donc leur pouvoir de citoyens entre les mains d’un homme, d’un groupe d’hommes. Ce système perdure depuis des décennies. Par habitude.

Le temps de la défiance est arrivé, parce que les citoyens ont vu comment les dirigeants décident et comment ils imposent des lois que les citoyens ne veulent pas. Un nombre de citoyens grandissant s’est réveillé : ils se sont aperçus qu’on leur mentait, que leurs gens qu’ils ont désignés pour les représenter et guider leurs vies n’ont plus du tout les mêmes objectifs qu’eux. Merci internet pour le partage de l’information et la mémoire de tous les mots, commentaires et annonces grandiloquentes faites par nos politiques.

Les citoyens s’aperçoivent que leurs représentants politiques se sont radicalisés. Cette radicalisation se fait au dépend de l’ensemble de la population : maintenir la population sous contrôle en mentant effrontément, en promettant des lendemains meilleurs en sachant que ce sont des histoires pour endormir les gens, voler leurs votes, donc leur consentement, et garder le pouvoir.

 

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Les promesses sans fin des uns et des autres n’ont plus de limite. Les politiques mentent effrontément et sont mis face à leurs mensonges. Mais les maitres ont façonné le système de tel manière que nous, citoyens, ne pouvons rien contre eux. Impossible de les faire démissionner de leurs postes, impossible de les révoquer.

Ils sont tellement a l’aise qu’ ils peuvent se permettre n’importe quel comportement et n’avoir aucune réprimande.

Laurence Rossignol dérape en direct sur BFM en évoquant les "nègres américains qui étaient pour l'esclavage"
Racisme ordinaire : Laurence Rossignol, Ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, évoquant les « nègres américains qui étaient pour l’esclavage »  source

Nous ne sommes pas en démocratie, ni en démocratie représentative : nous vivons dans une monarchie élective, une bourgeoisie d’état ou une oligarchie corrompue. Les politiques gouvernent pour eux et par eux, poursuivant un seul et unique but : survivre en haut de la pyramide sociale, favorisant les lobbys industriels et financiers qui écrivent les lois à leur place.

Que penser d’un politique comme Christian Poncelet et ses 147 ans de mandats électifs ? Qui sont les parasites ? Qui sont les assistés ? Qui coutent chers au pays ?

Une photo tellement XIXe siecle...
Cette photo a été prise en mars 2016, pas au siècle dernier, vous ne rêvez pas…

Des projets de lois apparaissent tous les mois sans qu’ils n’aient été soumis au préalable au peuple par un quelconque vote. Tout se fait par à-coups, sans aucune vision à long terme. Nos soit-disant brillants hommes et femmes politiques agissent quand les lobbys viennent frapper à leur porte : les ayant-rentes du droit d’auteur pour lutter contre internet, les industriels du gaz de schiste pour d’obtenir des concessions de forage, le MEDEF pour détruire le code du travail et permettre aux entreprises du CAC40 de gagner encore plus d’argent (2015 : 54,7 milliards de dividendes !), les industriels de l’armement pour aller vendre des armes dans les dictatures qui financent le terrorisme sur notre sol, le lobby bancaire pour ne pas se voir imposer de régulations suite à la crise financière de 2008, pour continuer à faire marcher la dette et pour ne pas avoir de taxe dite « Tobin », le lobby des assurances et de banques pour amoindrir nos prestations sociales et laisser plus d’espace à la médecine privée/libérale… Choisissez votre lobby, il a son texte de loi dans la machine ou en préparation !

Trahison démocratique avec la Loi de Programmation Militaire, la Loi Renseignement et l’état d’urgence pour écouter, surveiller le peuple et réprimer le peuple.

Trahison sociale avec la loi Travail écrite par le cabinet du premier Ministre et le MEDEF pour servir les intérêts des entreprises contre ceux des citoyens. Pourquoi ce gouvernement défend-il si fort les intérêts prives des entreprises du CAC40 contre l’intérêt général ? Qu’est-ce qui peut pousser M. Hollande et Valls à vouloir imposer un tel projet de dérégulation du Code du Travail ? On peut parler de corruption moral mais peut-être que cela va plus loin. De plus, faciliter les licenciements par la loi Travail menace directement d’augmenter encore plus le chômage. Cette loi n’a aucun autre projet que de rendre service aux entreprises et de traiter les salariés comme de la viande à louer.

Trahison économique avec une politique d’austérité budgétaire irresponsable imposée par le gouvernement, tout en donnant dans le même temps 42 milliards aux entreprises avec « le pacte de responsabilité » : mais justement, de quelle responsabilité parle-t-on ? Sans aucune contrepartie, ni aucune obligation de créer des emplois, est-ce bien responsable ? Ou comment prendre l’argent dans les porte-feuilles des citoyens pour le déposer directement sur le compte en banque des entreprises : c’est un pur vol. Çela ne porte pas d’autre nom.

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Pour tenir, notre régime n’a plus qu’une porte de sortie : faire monter la peur et nous dresser les uns contre les autres. Contre les fonctionnaires, contre « les assistés », contre les étrangers, contre les musulmans, contre les réfugiés, contre l’Europe, contre les chômeurs, contre les familles nombreuses, contre son voisin…

Il ne faut plus se fier aux politiques sur aucun sujet. Nous, citoyens, sommes notre seule et unique porte de sortie. C’est en faisant, ailleurs, sans les politiques, en proposant un autre modèle, en écrivant nos lois et en votant pour elles et non pour des personnes que nous sortirons de l’impasse démocratique actuelle.

– Damien

internet, surveillance de masse, télévision, loi travail… passez à l’action !

Je lisais encore dernièrement quelques  bons vieux articles sur l’espionnage généralisé des communications électroniques par les USA et sur le fait que notre monde se transforme en « Meilleur des Mondes » version Aldous Huxley.

On peut se plaindre de la politique d’espionnage de nos données personnelles par les USA.
On peut se plaindre de la complicité des grands acteurs étasuniens comme Microsoft, Yahoo, Apple ou Google dans cette surveillance de masse.
On peut se plaindre de la loi de Programmation Militaire et de la Loi Renseignement qui permettrent à notre propre pays de nous espionner comme de vulgaires malfrats,  sans aucun effet contre le terrorisme d’ailleurs (les mecs ne sont pas assez stupides pour être sur les réseaux sociaux et utilisent des téléphones « vieille génération » sans data, ni internet).
On peut se plaindre des programmes TV qui nous polluent le cerveau par leur débilité.

… et attendre que les choses changent, que les entreprises concernées ou les politiciens en place changent les choses.

Je vous le dis clairement : n’attendez rien d’autrui spontanément. Si vous voulez que les choses changent, vous devez commencer par changer vous-même.

Arrêtez d’utilisez iPhone ou Android, outils n°1 de l’espionnage de votre vie privée :  conversations professionnelles ou intimes, SMS, position GPS, photos, rien ne leur echappe. C’est mieux qu’une filature par la STASI ou le KGB.
Arrêtez d’utilisez Gmail, Hotmail ou Outlook pour parler à votre famille, vos collaborateurs ou stocker vos photos ou vos écrits. Utilisez des solutions simples, faciles et respectueuses de votre personnalité et de vptre intimité.
Arrêtez d’utiliser des outils fermés et incontrôlables comme Microsoft, OS X ou Android et passez aux systèmes et logiciels ouverts et propres (distributions GNU/Linux pour vos ordinateurs).
Arrêtez de regarder la TV : vous protegerez votre cerveau et arrêterez de faire gagner de l’argent à des chaînes comme Direct8 ou TF1. Si personne ne regarde, l’audimat chute.  Si l’audimat chute, l’argent généré par la pub chute et le programme s’effondre. Je n’ai plus les chaînes TV depuis 10 ans : personne n’est mort dans mon foyer. Mieux, on se parle pendant les repas et on regarde des films et séries que nous choisissons, pas que nous subissons. Faites une expérience, éteignez la TV pendant 10 jours.

Le gagne-pain de toutes ces entreprises est de vous vendre des trucs, tout le temps et à n’importe quelle condition. Si vous restez apathique, si vous continuez à être leur esclave, ces compagnies continueront à vous refourguer leurs mauvais produits ! Et vous serez encore soumis à leurs ordres.
Coupez-leur les vivres, arrêtez de leur donner de l’argent en leur vendant « votre temps de cerveau disponible ». Dites vous que vous n’êtes prisonnier de rien, pas encore en tout cas ! Vous êtes libre, ne l’oubliez pas. Donnez-vous de la liberté.

Je sais bien que le rêve mièvre de la consommation de masse nous endort et nous guide vers la facilité, tranquillement installé dans notre canapé Ikea, au chaud, devant la télévision Sony, l’iPad dans la main droite et le Mc Do dans la main gauche mais…

Il faut sortir de la matrice ! Tout n’est pas de « la faute de la société » : la société, c’est vous, c’est moi. Soyons acteurs du changement. Agir plutôt que subir. N’attendez pas une pseudo prise de conscience des autres pour vous sortir de la morosité. Rare seront les personnes qui le feront dans un but altruiste et généreux. Il faut changer également vos habitudes.

Les Youtubeurs qui ont sortis une vidéo commune contre la loi Travail ont lancé un mouvement d’opinion avec #onvautmieuxqueça: mais c’est dans la vraie vie,  au quotidien, qu’on change les choses,  en étant des millions dans la rue demain, jeudi 31 mars, par exemple. C’est en s’investissant dans une association également ou en participant à des réunions de quartiers pour donner ses idées et son point de vue sur la cité.

Il fait bousculer les gens en place depuis trop longtemps dans les partis actuels (LR, PS…). Donnez votre temps pour de jeunes partis qui ne demandent que ça. Ou aller dans les anciens partis pour mettre le désordre.

Vous l’aurez compris, à travers ce blog, j’ai exprimé mes doutes, mes craintes, mes colères. J’ai tenté de proposer des idées, des solutions, des alternatives… A un moment, ce sera vous qui ferez la différence. Vous et vous seul. Vous devez agir pour quelque chose de meilleur dans les semaines, mois et années à venir, pour vous, votre famille ou vos enfants, parce que c’est eux qui paieront l’addition si on ne bouge pas maintenant. La révolution virtuelle n’aura pas lieu : internet est un outil révolutionnaire, pas la révolution elle-même. Pour un monde meilleur, seul l’engagement compte, que ce soit au niveau famillial, associatif, politique et même au niveau de l’entreprise.

Il faut passer à l’action !
– Damien

pour bien comprendre la loi Travail

Il faudrait déjà lui donner un nom proche de son but : la loi Entreprises parce que tous ses volets favorisent les entreprises, pas le salarié, pas la rémunération du salarié, pas les conditions de vie du salarié, pas la vie de famille du salarié.

Il faut aussi expliquer pourquoi elle donne tant d’avantage aux entreprises : c’est pour lutter contre les règlementations imposées par l’état, qui empêche d’avoir « un marché du travail dynamique ». De la flexibilité pour utiliser les salariés aussi facilement qu’interrupteur qu’on allume (j’embauche) ou qu’on éteint (je vire des gens) pour faire augmenter le nombre d’emplois en France. Présenter comme ça, cela prend tout son sens, non ? Voilà donc la logique actuelle.

On semble oublier qu’une entreprise embauche quand elle a besoin de produire quelque chose pour le vendre. Si elle n’a pas d’acheteurs ou peu de choses à vendre, quel est l’intérêt ?

Ou alors, autre hypothèse : l’entreprise est déjà satisfaite de ce qu’elle vend, ainsi que de ce qu’elle engrange comme profits et la loi El Khomri lui permettra d’engranger encore plus de profits (2014 : 58,8 milliards et 2015 : 54,7 milliards , source).

En clair, le gouvernement de droite PS fait un cadeau à ses amis des grandes entreprises, qui le lui rendront bien quand il faudra embaucher les copains ou la famille ou quand il faudra financer en sous mains de futures campagnes électorales.

 

La bourgeoisie/oligarchie politique et capitaliste s’entraide, se parraine et se soutient face au peuple.

A quand un renversement de la situation ?

le parti socialiste et les républicains, comme d’habitude, sont sur la même longueur d’onde pour limiter la démocratie

Le parti socialiste le parti les républicains se sont mis d’accord pour rendre public les signatures accordées pour un candidat à la présidentielle et les signataires devront envoyer eux-mêmes leur parrainage au Conseil Constitutionnel.

Avant, le candidat faisait signer un soutien et s’occupait lui-même d’envoyer ses 500 signatures. Là, le gars peut dire qu’il va soutenir le candidat et ne pas le faire. Les candidats avancent en aveugle.

Ainsi, on met la pression sur les élus qui verront leur nom apparaître publiquement en face des candidats à qui ils ont donné leur parrainage. Les moyens de rétorsion des partis face aux élus un peu trop libres sont nombreux : retrait de soutien officiel lors de la prochaine élection, arrêt de soutien financier pour la ville, la région ou tout projet… On voit le jeu malsain que les gros partis entretiennent face à des élus de terrain.

De plus, le temps de parole des candidats à la présidentielle devait être égalitaire pendant 5 semaines avant le vote : avec cette modification, le temps de parole égale est réduit à 2 semaines.

Donc le PS et le LR ont clairement phagocytés un pan de l’expression démocratique publique : on limite le temps de parole des petits candidats qui n’ont pas une machine électorale derrière eux, avec parti, copains journalistes et sponsors privés.

Certes l’élection présidentielle est la plus inutiles des élections car c’est le parlement qui vote les lois mais on voit bien que les partis usent et abusent de leur position dominante pour tout tenter afin de rester au pouvoir.

On aurait pu espérer des choses plus démocratiques comme le bulletin unique à toutes les élections, le vote à la proportionnelle lors des Législatives… Bref, rien de tout cela ici.

Ces gens ne méritent que les fourches. Et je reste modéré.

nouvel entrant pour remplacer Gmail, Yahoo, Outlook… : Infomaniak

Je l’avais oublié et c’est un commentaire avisé de Ounet qui me le rappelle : si Gandi et OVH sont soumis à la Loi Renseignement française et doivent, le doigt sur la couture, transmettre vos données de correspondances et de stockage aux autorité françaises un peu trop curieuses, ce n’est pas le cas d’Infomaniak, un hébergeur suisse renommé.

– hébergé en Suisse
– stockage illimité de la boite email
– synchronisation agendas et carnets d’adresses
– 5 adresses mails pour 1,5 €/mois

Quoi demander de mieux pour remplacer Gmail, Yahoo ou Hotmail/Outlook ?

 

la géopolitique des données numériques

J’avais écrit ce billet suite à commentaire de Marion : elle soulevait le problème de l’hébergement d’un service email à l’heure de l’espionnage total d’internet ou encore « à qui confier ses échanges par email à l’heure de la surveillance généralisée ? ».

Soyons clair : personne ne peut garantir la confidentialité de nos conversations numériques. Personne.

A cela plusieurs raisons :

1) la première puissance mondiale a décidé de surveiller l’ensemble du réseau mondial. Les pays alliés à cette super puissance collaborent à cet espionnage massif des citoyens. D’autres pays violent également la vie privée de leurs citoyens pour assurer un contrôle de la population. France, Chine, Royaume-Uni. Chacun y va de sa loi sécuritaire contre internet parce que, ma brave dame, le problème de nos vies, c’est internet (rire dans la salle). Il s’agirait plutôt du problème de nos politiciens mais je digresse.

2) des entreprises commerciales se sont bâties sur le modèle économique unique de l’exploitation des données privées de leurs utilisateurs.

3) des gens mal intentionnés gagnent de l’argent en violant les données des utilisateurs et en les revendant.

Voilà où nous en sommes actuellement.

Que pouvons nous faire face à ces problèmes ?

Certains diront rien du tout et que c’est comme ça aujourd’hui, c’est notre époque qui veut ça… ce qui est faux et entretient la mollesse ambiante.

concernant le point 3), pour lutter contre les gens mal intentionnés, vous devez faire attention à ne pas utiliser des services compromis ou peu fiables techniquement. Vous devez aussi éviter de laisser traîner vos identifiants et mots de passe sur le net ou un post-it.

Point 2) : si des entreprises vivent et exploitent vos données et bien c’est à vous de les quitter ! Vous fermez le compte à problème et vous trouvez un service tenu par des gens biens, il en existe de nombreux !

et le dernier point, le numéro 1) contre une super puissance ou un état qui espionne ses citoyens, il n’y a pas grand chose à faire. Les recours sont plus limités mais là aussi ils existent. D’un point de vue personnel, vous pouvez vous lancer dans le chiffrement de vos données, solution employée par 0,0001% de la population, peu évidente pour l’instant techniquement…

Collectivement, il y a bien une solution : voter pour des gens qui respectent les droits des citoyens et qui ne veulent pas criminaliser l’ensemble des utilisateurs d’internet, ca existe :)

Comme tu me demandes une solution, je t’en donne une : voter pour le Parti Pirate ou Nouvelle Donne ou suivre des gens comme Isabelle Attard aux élections.

On peut se débarrasser des problèmes 2) et 3) aisément tout de suite ! Alors faisons-le :)

Le problème 1) pourra voir un début de résolution quand les gens voteront pour des représentants politiques qui ne sont pas complètement paranoïaques ou incompétents. On peut être atterré par le Patriot Act des Etats-Unis, on peut et on doit regarder chez nous ce que l’UMP et le PS proposent, chacun leur tour, pour censurer, surveiller internet et nous surveiller par ricochet : la loi Hadopi, la Loi de Programmation Militaire, la loi Cazeneuve et la chasse à Pirate Bay par les lobbys des rentiers du droit d’auteur. Sans parler de l’Etat d’Urgence en France depuis décembre 2015 qui autorise à peu près tout et n’importe quoi pour s’en prendre aux citoyens.

Je suis d’accord avec Marion pour questionner les choses et se demander qui est fiable et qui ne l’est pas. On peut reprendre le contrôle sur de larges pans de notre vie numérique : on peut se défaire d’un Google, d’un Apple ou d’un Facebook, peut être moins de la NSA ou d’un Etat d’Urgence.

Et ca n’est pas parce que les pays occidentaux veulent faire d’internet un espace publicitaire et sous contrôle qu’il faut jeter l’éponge :)

Pour le numérique grand public, je te conseille Web4all, Gandi ou d’autres services respectueux de ta vie privée, ce sera toujours mieux qu’un Google ou un Facebook !

je pose des questions, ça vous choque ?

Une simple question sur la nourriture peut choquer.

Alors que j’entendais une discussion sur un nouveau restaurant dont la base est le poulet à toutes les sauces, j’ai demandé :

« On sait quelle est l’origine du poulet, batterie, bio ou élevé en plein air ? ».

Cette question anodine a donc lancé un grand froid. J’apparaissais comme le rabat-joie et le pénible de service. Telle n’était pas mon intention, je voulais juste savoir ce que j’allais potentiellement manger en allant dans ce « restaurant ». En constatant les prix ras-les-paquerettes de cet établissement, j’ai compris qu’on avait certainement affaire à du poulet de batterie. Après tout pourquoi pas, si ça plaît à certains.

Est-ce mal de poser la question de l’origine de ce qu’on mange ?
Est-ce mal de poser la question de savoir qui a construit notre écran plat, notre téléphone portable ou notre ordinateur et dans quelles conditions ?
Est-ce mal de savoir comment sont traités les déchets produits par l’électricité que nous consommons au quotidien ?
Est-ce mal de rejeter des produits « à la mode » qui se retournent contre l’utilisateur ?

En fait, ce sont les réponses qui font mal, ce sont des réponses qui nous procurent un sentiment de honte, à nous les « bons petits occidentaux ».

1 – du poulet de batterie, du saumon d’élevage industriel, des légumes bourrés de pesticide. Cancérigènes, ça va de soi.
2 – des enfants et des hommes en Asie réduits à l’esclavage ?
3 – les déchets sont stockés dans nos sols, pas loin de chez nous : loin de notre regard, cachés sous le tapis ?
4 – les Google, Apple, Facebook qui exploitent votre vie privée et qui sont les rois de l’évasion fiscale

La vie, c’est faire des choix pour être en accord avec son esprit, ses convictions et son entourage.

Je passe pour un pénible pour plein de trucs :

1) des trucs anodins comme ne pas utiliser Facebook, ne plus utiliser Google, utiliser une distribution GNU Linux, en critiquant l’évasion fiscale des boites faisant des profits monstrueux, en m’agaçant à haute voix des mensonges de certains politiques ou des médias mainstream/ »grand public ».

2) des trucs plus personnels comme faire des choix alimentaires en ne mangeant plus de saumon industriel (une émission Envoyé Spécial à ce sujet vous éclairera), en ne mangeant plus de poulet de batterie, en choisissant des légumes bio le plus souvent possible, en décidant de ne pas avoir de voiture (je m’en fais prêter une de temps en temps quand le besoin est nécessaire).

3) des trucs qui me posent encore question, sans avoir de réponse, comme sur la consommation d’énergie, le besoin de toujours consommer plus…

Vivre, c’est faire des choix et arrêter de subir.

Arrêter d’écouter TF1, de lire Closer ou 20 Minutes, de croire que « la crise, c’est la faute des autres, des pauvres , des profiteurs, des étrangers »…

Si tu ne te poses jamais aucune question sur ce que tu écoutes ou ce que tu manges, je te félicite, tu vis dans la matrice. Ta vie doit être plus paisible que la mienne. Ne t’étonne pas d’avoir des soucis de santé dans quelques années et de faire de tes gamins de bons soldats pro-consommation à la santé fragile et à l’intelligence limitée. Désolé de te déranger dans ton petit confort et ton monde fermé ; ce monde autour de toi ne veut pas que ton bien être.

Si certains pensent que je suis prétentieux, alors oui, je suis prétentieux, tant pis. Je suis d’abord exigeant. Exigeant avec le devoir de vérité et de transparence. Nous sommes dans une société censée être civilisée et éclairée. Nous ne sommes plus à l’âge des cavernes. L’information circule. Il faut la saisir et la questionner.

Osons poser des question, soyons curieux et échangeons nos idées.

– Damien