nouvel entrant pour remplacer Gmail, Yahoo, Outlook… : Infomaniak

Je l’avais oublié et c’est un commentaire avisé de Ounet qui me le rappelle : si Gandi et OVH sont soumis à la Loi Renseignement française et doivent, le doigt sur la couture, transmettre vos données de correspondances et de stockage aux autorité françaises un peu trop curieuses, ce n’est pas le cas d’Infomaniak, un hébergeur suisse renommé.

– hébergé en Suisse
– stockage illimité de la boite email
– synchronisation agendas et carnets d’adresses
– 5 adresses mails pour 1,5 €/mois

Quoi demander de mieux pour remplacer Gmail, Yahoo ou Hotmail/Outlook ?

 

la géopolitique des données numériques

J’avais écrit ce billet suite à commentaire de Marion : elle soulevait le problème de l’hébergement d’un service email à l’heure de l’espionnage total d’internet ou encore “à qui confier ses échanges par email à l’heure de la surveillance généralisée ?”.

Soyons clair : personne ne peut garantir la confidentialité de nos conversations numériques. Personne.

A cela plusieurs raisons :

1) la première puissance mondiale a décidé de surveiller l’ensemble du réseau mondial. Les pays alliés à cette super puissance collaborent à cet espionnage massif des citoyens. D’autres pays violent également la vie privée de leurs citoyens pour assurer un contrôle de la population. France, Chine, Royaume-Uni. Chacun y va de sa loi sécuritaire contre internet parce que, ma brave dame, le problème de nos vies, c’est internet (rire dans la salle). Il s’agirait plutôt du problème de nos politiciens mais je digresse.

2) des entreprises commerciales se sont bâties sur le modèle économique unique de l’exploitation des données privées de leurs utilisateurs.

3) des gens mal intentionnés gagnent de l’argent en violant les données des utilisateurs et en les revendant.

Voilà où nous en sommes actuellement.

Que pouvons nous faire face à ces problèmes ?

Certains diront rien du tout et que c’est comme ça aujourd’hui, c’est notre époque qui veut ça… ce qui est faux et entretient la mollesse ambiante.

concernant le point 3), pour lutter contre les gens mal intentionnés, vous devez faire attention à ne pas utiliser des services compromis ou peu fiables techniquement. Vous devez aussi éviter de laisser traîner vos identifiants et mots de passe sur le net ou un post-it.

Point 2) : si des entreprises vivent et exploitent vos données et bien c’est à vous de les quitter ! Vous fermez le compte à problème et vous trouvez un service tenu par des gens biens, il en existe de nombreux !

et le dernier point, le numéro 1) contre une super puissance ou un état qui espionne ses citoyens, il n’y a pas grand chose à faire. Les recours sont plus limités mais là aussi ils existent. D’un point de vue personnel, vous pouvez vous lancer dans le chiffrement de vos données, solution employée par 0,0001% de la population, peu évidente pour l’instant techniquement…

Collectivement, il y a bien une solution : voter pour des gens qui respectent les droits des citoyens et qui ne veulent pas criminaliser l’ensemble des utilisateurs d’internet, ca existe :)

Comme tu me demandes une solution, je t’en donne une : voter pour le Parti Pirate ou Nouvelle Donne ou suivre des gens comme Isabelle Attard aux élections.

On peut se débarrasser des problèmes 2) et 3) aisément tout de suite ! Alors faisons-le :)

Le problème 1) pourra voir un début de résolution quand les gens voteront pour des représentants politiques qui ne sont pas complètement paranoïaques ou incompétents. On peut être atterré par le Patriot Act des Etats-Unis, on peut et on doit regarder chez nous ce que l’UMP et le PS proposent, chacun leur tour, pour censurer, surveiller internet et nous surveiller par ricochet : la loi Hadopi, la Loi de Programmation Militaire, la loi Cazeneuve et la chasse à Pirate Bay par les lobbys des rentiers du droit d’auteur. Sans parler de l’Etat d’Urgence en France depuis décembre 2015 qui autorise à peu près tout et n’importe quoi pour s’en prendre aux citoyens.

Je suis d’accord avec Marion pour questionner les choses et se demander qui est fiable et qui ne l’est pas. On peut reprendre le contrôle sur de larges pans de notre vie numérique : on peut se défaire d’un Google, d’un Apple ou d’un Facebook, peut être moins de la NSA ou d’un Etat d’Urgence.

Et ca n’est pas parce que les pays occidentaux veulent faire d’internet un espace publicitaire et sous contrôle qu’il faut jeter l’éponge :)

Pour le numérique grand public, je te conseille Web4all, Gandi ou d’autres services respectueux de ta vie privée, ce sera toujours mieux qu’un Google ou un Facebook !

tablettes et téléphones Ubuntu, c’est parti !

Vous devez être au courant, ca y est, le système d’exploitation GNU Linux Ubuntu va apparaître sur une tablette et sortira sur un nouveau téléphone haut de gamme !

Je plussoie l’article de Dada à ce sujet, c’est une véritable chance à saisir et cela à plusieurs titres.

  • avoir un matériel sous Ubuntu, c’est prendre ses responsabilités face au duopole Android Google et iOs Apple
  • c’est soutenir une troisième voie : celle de la défense de la vie privée et de nos libertés. Liberté tout court de pas voir nos données servir de pompes à fric pour Google, liberté de bricoler Ubuntu qui est un système ouvert face à un système fermé et cadenassé comme Apple.
  • c’est aussi faire preuve d’originalité comme le souligne si bien Dada et de se faire remarquer avec un matériel qui se distingue des smartphones ennuyeux et uniformes de la galaxie Samsung (jeux de mot/rire dans la salle) et iPhone.

La tablette BQ Aquaris M10 est une tablette de moyenne gamme, idéale pour 80% des taches : faire du surf sur le net, regarder des films, faire du réseau social ou consulter ses emails et peut être pas trop de jeux puissants par contre. En définitive, cela comblera donc 100% des mes attentes et me permettra de remplacer ma tablette googlisante actuelle.

Quant au téléphone Meizu Pro 5 Ubuntu, il est très satisfaisant : puissant, bon appareil photo et de la RAM à gogo, ce sera donc un téléphone moderne et tout à fait à la hauteur. Un futur remplaçant de mon BlackBerry, sans devoir passer par Android ou iOS, ce qui est un véritable soulagement pour moi.

Emballons nous, achetons ces produits là et voyons ce que nous réserve ces 2 belles alternatives !

– Damien

oui, l’arrivée d’une tablette sous Ubuntu est une bonne nouvelle

J’apprenais avec joie que des tablettes sous le système d’exploitation Ubuntu vont arriver sur le marché courant avril 2016.

Je possède une tablette Samsung Galaxy 2 depuis 2-3 ans, elle commence à ramer mais elle remplit encore son office : diffuser des séries quand je suis en déplacement professionnel, faire tourner Neflix à la maison, faire du Twitter via Plume et lire des flux RSS via The Old Reader.

L’intérêt d’une tablette, d’un téléphone ou d’un ordinateur sous Ubuntu est multiple :

  • un système d’exploitation ouvert et gratuit
  • un système qui respecte la vie privée de ses utilisateurs.
  • un système qui repose sur sa communauté, une communauté qui contribue à l’amélioration du système

Donc pas Google, Apple et Microsoft qui n’ont de cesse d’espionner tout ce que fait l’utilisateur, de connaître les moindres faits et gestes avec son téléphone ou son ordinateur et d’observer ces fichiers et données privées, sans parler de l’obligation de ces entreprises commerciales de gagner de l’argent pour répondre à la volonté de ses actionnaires.

la bataille commerciale des tablettes

Ubuntu arrive alors que le marché des tablettes est déjà bien saturé, c’est évident, mais la proposition est différente : le mot clé est convergence. L’intérêt pour Canonical, la maison-mère d’Ubuntu, est de proposer son système d’exploitation sur tous les formats possibles, ordinateur, téléphone et tablette. Ainsi, l’utilisateur final retrouve son environnement habituel sur tous les terminaux qu’il utilise, ainsi que les mêmes logiciels et progammes, synchronisés d’une plate-forme à l’autre, j’imagine.

Si Ubuntu ne peut pas s’imposer sur les PC face à l’omniprésence de Microsoft, l’arrivée sur tablette peut être un moyen de se faire connaitre plus facilement. Franchir l’étape de l’achat d’une tablette sous un OS différent sera certainement plus facile que d’acheter son ordinateur familial sous Ubuntu pour le grand public. J’imagine qu’un cout inférieur aidera à franchir le pas également. Pour consulter Marmiton, faire du Facebook et regarder des replays TV, une tablette Ubuntu aura des arguments à faire valoir bien évidemment.

la bataille politique des tablettes

Politiquement, il y a des pays que cela pourrait intéresser, comme la Russie et la Chine, qui n’ont pas la volonté de soumettre leurs données privées et surtout commerciales à une entreprise étasunienne qui marche main dans la main avec l’état US. Espérons que la politique internationale aidera les tablettes Ubuntu à se propager plus surement. A noter à ce sujet la sortie des Bq Ubuntu sur le marché russe.

La France parle de fabriquer son OS souverain afin de se détacher de l’influence des entreprises américaines : est-ce qu’un politique Français est au courant de l’existence de Mageia, une distribution GNU Linux développée par une association française depuis de nombreuses années ? Au lieu de gaspiller l’argent public comme ce fut le cas avec Numergy et Cloudwatt (“pour un cloud souverain”, on en rit encore…), notre pays aurait meilleur compte de soutenir Mageia avec un financement digne de ce nom. Laissons faire les acteurs qui connaissent leur métier…

D’un point de vue plus ironique, pourquoi déclarer vouloir un OS français pour se défaire de l’influence étasunienne alors notre président prévoit de pousser plus avant l’intégration de notre pays dans l’OTAN, organe militaire tenu par les USA…. Inconsistance de nos politique ? Paroles, paroles ?

Bref, avoir une tablette sous Ubuntu disponible pour le grand public permettra d’engager et de continuer les discussions sur l’exploitation des données privées des utilisateurs, sur l’intêret d’un système communautaire plutôt que commercial et d’un systême ouvert et libre plutôt qu’un systême fermé qui fait “je-ne-sais-quoi-dans-notre-dos” et qui nous contrôle comme une marionnette.

– Damien

 

mais pourquoi donc vouloir se passer de Google, Facebook, Apple ou de Microsoft ?

J’ai dédié une page de mon blog aux alternatives existantes pour se passer des GAFAM, toutes ces grosses entreprises numériques US qui dominent notre vie numérique. Les éviter n’est pas uniquement politique mais également social.

Est-ce que vous rêvez d’un monde uniforme ? Un monde dans lequel tous les habitants de la planète s’habilleraient en Gap, porteraient tous les mêmes Nike de la même couleur ? Un monde dans lequel chaque appartement serait meublé avec table, canapé et lustre Ikea ?

Un environnement où chacun roulerait avec le même monospace, de la même couleur lui aussi ?

Nous regarderions la même chaine de TV, écouterions la même radio et lirions tous le même journal.

N’auriez-vous pas l’impression d’être des robots ?

Et si un jour l’unique vendeur de voitures décident de vous suivre dans vos déplacements grâce à un GPS installé par défaut ? Et si le vendeur de meubles décide d’incorporer des micros pour vous écouter chez vous ?

C’est ce futur là que nous préparons en utilisant des services privés et fermés, tentant d’évincer la concurrence (Facebook, Gmail, Chrome, iPhone, Word, Excel…).

Vous avez de la personnalité, vous êtes un être unique, alors montrez-le ! Ne faisons pas comme le plus grand nombre, prenons les chemins de traverses.

Des alternatives existent, faites les vivre pour qu’un monde diversité persiste, pour permettre le pluralisme, la concurrence saine et bienveillante, le début du changement est là : cliquez donc !

contrôler internet pour en faire un grand magasin (de la pensée unique ?)

Tout avait pourtant si bien commencé : les citoyens du monde entier venaient trouver un espace d’échanges et de communication inégalée sur internet.

Emails, forums, réseaux sociaux, plate-formes de blogs, peer-to-peer, bittorents… des nouveaux outils apparaissaient chaque jour.

les premiers à réagir contre internet : les parasites ayant-droits

Le business de la musique a été le premier secteur concerné par la révolution internet : les fichiers de musique s’échangeaient comme des petits pains. Au lieu de changer leur modèle économique face à un outil si puissant, les ayant-droits, autrement appelés par moi les “ayants-rentes à vie” (d’ailleurs, à ce propos, ne devrait-on pas s’inspirer d’eux pour le revenu à vie ?), demandent une première intrusion dans les données privées des internautes : et oui, nous sommes tous coupables. Ca commençait comme ça.

Lutter contre la copie d’oeuvres, pourquoi pas mais pas aux détriments des libertés civiles que la présidence Sarkozy a commencé à ronger en confiant cette mission d’espionnage à des sociétés privées et dont la présidence Hollande a très largement poursuivi le travail, alors qu’il avait promis l’arrêt d’Hadopi pendant sa campagne électorale, premier mensonge de sa part.

Aucune société privée ne lit mon courrier postale, pourquoi une société privée lirait mes échanges numériques ?

L’industrie cinématographique s’insérera dans la brêche pour eux aussi défendre leurs intérêts alors que la fréquentation dans les salles bat des records ces dernières années..

Les seconds à réagir : les gouvernements

Internet a été pour moi et pour la quasi totalité d’entre nous la possibilité d’acquérir de nouvelles connaissances.

Je n’avais jamais entendu parler de GNU Linux et de logiciles libres alors que j’étais un Windowsien forcé. J’ai amélioré mes connaissances en culture générale, en compréhension des systèmes qui régissent l’economie et les enjeux du capitalisme. J’ai écouté des conférences auxquelles je n’aurai jamais pu participé. J’ai découvert des domaines qui m’étaient complètement inconnus à ce jour : la démocratie participative ou le tirage au sort en politique, l’importance de la vie privée, les alternatives écologiques, le travail sur les neurosciences, l’action de nombreuses associations ou ONG…

Je ne suis pas devenu un génie, loin de là, mais j’ai découvert d’autres idées, d’autres voies à emprunter. J’ai touché du doigt un savoir extraordinaire. C’est le grand pouvoir d’internet.

C’est également le problème que pose internet aux gouvernements, aux politiques et aux entreprises en général : les citoyens se sont libérés d’un discours à sens unique, du politique / entreprise vers le citoyen / salarié. Le citoyen ne gobe plus la parole de dieu : il peut maintenant vérifier ce qu’on lui dit, prendre l’avis d’autres personnes, apporter la contradiction avec des éléments solides et vouloir autre chose.

De plus, internet permet de s’organiser entre citoyens très facilement, de se mobiliser, de lancer des débats, des manifestations, des rencontres, de réflechir ensemble telle une pensée collective.

Difficile de faire avaler des couleuvres à ces citoyens, de censurer des propos pour arranger la vérité avec un tel outil entre les mains de tous. Internet oblige à une chose que les gouvernants politiques et économiques détestent : être transparent et rendre des comptes ! Voilà le souci.

Les gouvernements ont donc compris qu’internet est une source de problèmes. Il faut tenter de le contrôler. Traquer les internautes et leurs activités, restreindre leurs actions, limiter les effets…

combien de lois seront votées pour tuer internet ?

Les USA ont inventé un programme d’écoute mondiale du réseau. La Grande Bretagne fait censurer internet via ses FAI qui doivent filtrer les sites classé X, ce qui provoquent des censures accidentelles de sites non classé X. L’Australie a banni l’enseignement de la cryptographie / chiffrement sur internet. La France s’est doté d’un programme de surveillance de ses citoyens sur internet et dans leur quotidien sans faire appel à l’intervention d’un juge.

Même Google s’inquiète de la censure politique sur internet. Il suffit de voir ce panorama mondial de censure étatique pour comprendre les enjeux.

le magasin de la pensée unique

Internet propose des discours alternatifs à ce que nous proposent nos gouvernants.

Travailler plus pour gagner plus, système pyramidale de l’entreprise, actionnariat et destruction du droit du travail s’opposent aux propositions du revenu de base ou revenu à vie, à la diminution du temps de travail, aux modèles economiques alternatifs comme les SCOOP ou la gouvernance horizontale sans hierarchie, à l’economie de la redistribution et du partage, au Do It Yourself.

Austerité budgétaire, pensée unique (There Is No Alternative), centralisation de l’Etat s’opposent à décentralisation, initiatives locales, multiples alternatvies, nouvelles idées.

Je ne sais pas si toutes les idées générées par internet sont bonnes ou applicables, ça n’est pas mon propos, mais elles ont le mérite d’exister. Nous pouvons les inclure dans notre réflexion.

Nos sociétés occidentales reposent sur un modèle de gouvernance dépassé, le chef, qu’il soit politique ou d’entreprise, seul habilité à ordonner, dominer ou à condamner.

Nos économies sont focalisées sur le modèle capitaliste basé sur la consommation de masse, sur la recherche de profit à moindre cout des entreprises, oú l’austérité budgétaire des Etats est la règle. Le moindre cout, c’est nous, l’austérité, c’est encore qui nous la subissons.

Internet rend le pouvoir de décision à tout le monde et doit nous pousser à échanger, en évitant les écueils que nous voyons apparaître quelques fois : propos trop virulents, trolls, insultes. Laissons ça à la vieille politique, à ceux qui détestent internet. Ne leur faisons pas se plaisir, ne nous comportons pas comme eux.

Internet n’est pas la réponse à tout mais un début de réponse.

– Damien

le monopole, l’outsider & le libre

contexte : suite à billet de Cyrille sur le thème du logiciel libre qui ne veut pas dire plus sécurisé, j’avais écrit ce billet.

Quand Cyrille écrit que le libre ne veut pas dire plus sécurisé, on peut aussi completer la phrase en disant que le libre ne veut pas dire meilleur, c’est-à-dire plus ergonomique ou plus efficace… Bon, certes, j’enfonce les portes ouvertes mais ça va mieux en le disant.

En fait, je dirais que les choix sont plus nombreux qu’on ne le croit, ce n’est pas simplement logiciel propriétaire contre logiciel libre mais plutôt monopole propriétaire contre outsider propriétaire et acteur libre. Par outsider propriétaire, je parle d’un service ou d’une application qui essaie de concurrencer un monopole bien établi avec un produit qui essaie de se démarquer.

Si on prend les services de cartographie, on peut éviter Google Maps (monopole propriétaire), éviter OpenStreetMaps (libre) et préférer Here de Nokia (outsider correct).

Pour les navigateurs web, on peut éviter Chrome/Chromium (monopole propriétaire et je mets Chromium dedans car même opensource, vous irez mettre les addons du Chrome store de Google), tout comme on peut vouloir éviter Firefox (libre de chez Mozilla) et préférer Opera (outsider propriétaire mais qui a ses propres add-ons) ou Vivaldi (outsider propriétaire).

Le libre ne peut pas remplir toutes les cases du monde numérique, il suffit de voir le fameux Degooglisons internet de Framasoft ou des sites d’alternatives [1] [2] pour se rendre compte qu’il y a des manques importants dans le libre ou alors des offres trop techniques, inacessibles pour le commun des mortels, dont je suis.

le premier choix ? Éviter le monopole

Ma première priorité est d’éviter le monopole : je ne lui fournis pas mes données volontairement, je ne lui fais pas de publicité, je n’entretiens sa position dominante et je n’hésite pas utiliser d’autres services concurrents, même propriétaires.

Pour faire simple, en un schéma :

monopole propriétaire < outsider propriétaire < le logiciel libre (oui, le libre, c’est comme le gras, c’est la vie !)

Cela permet à des alternatives d’émerger, même propriétaires, et de faire face au monopole. Le monopole peut, avec un peu de chance, se remettre en question et s’améliorer en changeant. On peut toujours rêver, non ?

conclusion

Je sais défendre le logiciel libre mais ça n’est pas pour cela que je ferme la porte à des services et logiciels propriétaires qui apparaissent. Ce serait trop simpliste : cela empêcherait des éditeurs ou des créateurs d’émerger alors que leur travail mérite d’être soutenu. La route est longue et difficile face à un GAFA, que ce soit en empruntant la voie du libre, et nous ne le savons bien, ou en empruntant la voie d’un service propriétaire naissant et prometteur.

Pour ma part, j’éviterais toujours d’entretenir le monopole. C’est une façon de voir le monde, cela rend les choses plus compliquées par moment, je le reconnais, mais c’est gratifiant sur le long terme. Cela permet la concurrence saine ainsi que de voir des idées nouvelles apparaître, de ne pas se retrouver dans un monde binaire, on peut espérer des sociétés commerciales sérieuses et respectueuses de leurs utilisateurs dont le modèle économique ne se retourne pas tout le temps contre nous.

 

– Damien

mobiles et tablettes : on veut des systèmes d’exploitation alternatifs !

Pour utiliser votre ordinateur, vous pouvez utiliser un système d’exploitation commercial, fermé (que vous ne pouvez pas modifié) et payant comme Windows ou Mac OS.

Vous pouvez également vous orienter vers des solutions libres et gratuites de type distribution GNU Linux. Cette dernière démarche est de plus en plus à la mode et les distributions Linux se démocratisent, je pense à Linux Mint, Xubuntu ou Ubuntu. Pourquoi payer un système d’exploitation pour utiliser un ordinateur ? On se le demande encore :)

Pour les tablettes et les smartphones (téléphones dits « intelligents », à défaut que l’utilisateur le soit…), le choix est très limité : iOS d’Apple, Android de Google et les minoritaires Windows Phone  et Blackberry.

Si vous êtes un bricoleur, vous pouvez rooter votre tablette (prendre le contrôle de votre tablette) et installer un autre système alternatif, appelé ROM, de type Cyanogen par exemple. Pour les non initiés, cela reste une manipulation obscure, compliquée et risquée : blocage de la tablette, plantage et perte de la garantie sont de bonnes raisons pour freiner les ardeurs des plus téméraires.

Des alternatives existent maintenant à ces systèmes connus du grand public : la difficulté est de se faire connaître.

L’intérêt ? La liberté ! En tout cas, celle de choisir son OS en s’affranchissant d’une grande multinationale qui vit en exploitant vos données privées qui passet sur votre téléphone intelligent et/ou votre tablette.

Je cite donc les 2 alternatives :

Ces deux téléphones sont destinés au marché d’entrée de gamme et milieu de gamme avec des prix très raisonnables, 80 € pour le ZTE et 170 € pour l’Aquaris. D’autres téléphones sont attendus sous ces systèmes d’exploitation plus respectueux des données utilisateurs et plus accessibles en terme de prix.

Pour ceux qui désirent avoir des informations sur le ZTE Open C, je sais que le réseau Diaspora* dispose d’énormément d’informations avec le hashtag #zte ainsi que le blog de Cyrille Borne, heureux possesseur d’un ZTE.

Je vous laisse les découvrir !

 

– Damien

l’apparition des messageries chiffrées

Toujours intéressé par les messageries e-mails destinées au grand public, surtout celles qui respectent la vie privée de leurs utilisateurs, je constate l’apparition de services proposant maintenant le chiffrement des données de bout-en-bout. Vous et votre correspondant serez les seules et uniques personnes à pouvoir lire le contenu d’un message e-mail. Incroyable non ?

L’affaire Snowden a réveillé les consciences et certains voient une opportunité lancer leurs produits.

En vrac, voilà pas moins de 6 projets récents qui proposent une solution de messagerie chiffrée :

  • Caliopen de Laurent Chemla, fondateur de Gandi.net
  • Protonmail crée par plusieurs jeunes chercheurs du CERN en Suisse
  • Dark Mail née de l’association de Silent Circle et de feu Lavabit
  • StartMail de Surfboard Holding B.V, une société hollandaise, connue pour Ixquick et Startpage.

Le chiffrement des emails, est-ce que ça marche ?

Posons nous la question de l’efficacité. Jusqu’à présent, il semblerait que le chiffrement des données fonctionne. Je prend l’exemple de la société Lavabit qu’Edward Snowden utilisait pour communiquer avec l’extérieur : quand le FBI a compris quelle messagerie il utilisait, ils ont rencontré Ladar Levison et lui ont demandé les clés de son service pour connaître le contenu des emails de Snowden. On connait le triste sort de Lavabit : son créateur a préféré fermer son service et à jeter les clés à la mer. Depuis, il est en procès avec les autorités américaines. Il semblerait donc que le chiffrement fonctionne puisque le FBI dit ne pas avoir eu accès au contenu des emails.

Peut-on faire confiance à une société tierce pour gérer une messagerie chiffrée ?

Voilà la principale difficulté : faire confiance à un tiers pour fournir un service de messagerie confidentielle. Je n’ai pas vocation à dire qui est bon, qui ne l’est pas. Le temps nous dira qui est digne de confiance. La réputation des acteurs concernés entre également en ligne de compte. Je parlerais donc de ressenti, plus que de preuves concrètes et infaillibles.

Je retiendrais de façon subjective les projets Caliopen, Dark Mail.

Le premier est soutenu par Laurent Chemla dont la réputation n’est plus faire : fondateur de Gandi.net, acteur majeur de l’internet, il a rejoint la Quadrature du Net dans un poste important.

Le second projet est née de l’association des créateurs de Silent Circle et de Lavabit (Ladar Levison, oui encore lui). Ces personnes ont une grosse expérience dans les problèmes liés au chiffrement des données email, leur passé respectif le prouve. Ladar Levison est encore empêtré dedans et continue sur cette voie.

Que dire des autres projets ? Et bien, pas grand chose, ni en bien, ni en mal. Je vois beaucoup de bonne volonté, beaucoup de bonnes idées mais je ne saurai pas en dire beaucoup plus.

Conclusion

Le monde d’internet va vite mais la confiance, cela prend du temps.

Nous sommes a un carrefour entre un internet minitel 2.0 sous contrôle, comme la loi Cazeneuve (pour censurer sans juge, ni magistrat un site ou un forum) et un internet neutre, résistant et innovant.

_ Damien

lightbeam, pour faire la lumière sur ceux qui vous pistent sur internet

Régulièrement, je change de thème pour mon site. Je bricole 2-3 petites choses mais je ne suis pas un spécialiste. Mon ami Neros m’a signalé par le passé que certains de mes thèmes utilisaient une police de caractèrés récupérée sur les serveurs de Google.

J’oubliais de vérifier ce point.

J’ai donc changé et modifié le thème pour résoudre ce problème et quoi de mieux pour voir qui vous pistent au travers les sites visités que l’extension LightBeam ?

En installant LightBeam anciennement Collusion, je me suis aperçu que mon lecteur de flux RSS InoReader allait lui aussi chercher des polices de caractères chez Google, ce qui permet à Google de traquer ma navigation. Au revoir InoReader, bonjour The Old Reader ou Commafeed.

La leçon, c’est que même quand on croit être un utilisateur averti, on continue à apprendre. En fait, il faut toujours être prêt à changer, à bouger, à passer à d’autres outils. Il faut être flexible.

Vous avez peut être vu sur mon blog cette nouvelle rubrique Alternatives à Google, Facebook et autres pieuvres internationales. Il s’agit de prendre conscience que des alternatives existent face à des entreprises commerciles monopolistiques.

Le but : faire prendre conscience, aider et éveiller à d’autres alternatives.

_ Damien