à quoi reconnait-on une démocratie ? Prenons l’exemple des J.O.

A force d’entendre que nous sommes une démocratie, tout en étant en état d’urgence depuis une quinzaine de jours et encore pour trois mois, il semblerait nécessaire de faire le point sur ce qu’est une démocratie.

Prenons l’exemple d’une municipalité qui veut organiser les Jeux Olympiques. Dans un premier temps, le futur candidat à la Maire peut l’inscrire dans son programme. “Une fois élu, je soumettrais la candidature de la ville à l’organisation des J.O. de 2050”. Si vous votez pour ce candidat, vous soutenez cette idée et cette envie.

Dans un second temps, il y a la municipalité qui décide en cours de mandature de soumettre la ville à la candidature. Cette candidature n’était donc pas dans le programme du maire. On peut changer d’idée en changement, ça n’est pas un problème.

Il y a donc deux façons de procédé :

  • le passage en force : la municipalité décide et les citoyens de la ville subissent cette décision, bonne ou mauvaise.
  • la consultation et le réferendum local des habitants de la ville.

Autant vous dire tout de suite que Paris et Hambourg, en concurrence pour les J.O. de 2024, ont donc deux façons de procéder très differente  !

Figurez-vous que la mairie d’Hambourg a demandé son avis à ses habitants, voyez vous ça ! La journaliste de France Info, entendue dimanche dernier, s’en étouffait presque à l’antenne en l’annonçant… Elle se félicitait qu’Hambourg puisse réfuser car cela donnerait plus de chance pour Paris.

Ah oui, quelle chance d’organiser les futurs déficits de la ville avec des dépenses montrueuses (Athènes, Londres) et voir sa ville devenir un encart pub avec les sponsors officiels… une sorte de COP21 encore plus crado.

On aura donc remarqué qu’une fois de plus, nos voisins allemands ne prennent pas la démocratie à légère, la faute à son histoire peut être. Nous, le pseudo pays des Lumières, ca fait bien longtemps que la classe politique les a éteintes, ces Lumières.

 

13 novembre 2015 : ne renonçons à rien

Des hommes armés s’en sont pris à nos concitoyens dans la capitale en déclenchant une série d’attentats meurtriers. Cela aurait pu être vous, cela aurait pu être moi. Il y a eu de nombreux morts, cent vingt neuf et plus de trois cent cinquante blessés. Ces hommes doivent donc être arrêtés et jugés par les lois de notre pays. Ceux qui ont tenu les fusils et tirés devront être punis ainsi que ceux qui ont aidé ces gens à faire cet acte terrible. Tous les complices.  Cela fait deux fois que cela arrive cette années dans notre pays. Deux fois de trop diront certains.

Or, en quelques jours notre pays a semble-t-il basculé dans la peur. Ce ne sont pas de nouveaux attentats qui ont fait basculer notre pays dans la peur, ce sont ceux qui le dirigent, ces prétendus hommes sages, élus par leurs pairs, élus par nous. Tous les partis politiques ont été sur la même longueur d’onde depuis cet infâme vendredi : des discours de guerre, bellicistes et pousse-au-crime ont fait écho de tout part.

Pour commencer, ces discours sont un aveu de faiblesse. Ils montrent la faillite intellectuelle des gens qui nous dirigent et ces paroles de violence proclamées en public sont un écran de fumée pour masquer leur inaction des dix, vingt dernières concernant le problème du terrorisme sur le terriroite. C’est aussi une tentative de dissimulation de ce que notre pays a causé comme dégâts depuis des décennies, ailleurs dans d’autres pays [1] [2].

Ensuite, c’est mentir : promettre des choses que la France ne pourra pas tenir sur la longueur est pour moi un mensonge honteux. Nous promettons de bombarder les hommes du groupe Etat Islamique afin de résoudre cette crise dans notre pays. Pendant combien de temps ? Quel cout financier les citoyens sont-ils prêts à accepter ? Et surtout, la meilleur question à mon avis : pour quelle efficacité ? La première puissance mondiale, les USA, ont pratiqué ce jeu, le bombardement à outrance, sur des pays comme l’Afghanistan ou l’Irak, pour quel résultat à ce jour ? La guerre contre le terrorisme ne peut pas être gagné comme ça [3]. La question n’est pas de choisir entre lancer des bombes et ne rien faire. Si vous voulez une solution pour résoudre la question du terrorisme en Syrie ou Irak, il faut y envoyer 200 000 hommes pendant 10 ans, y investir 5 milliards € pour construire des hôpitaux, des écoles et une administration compétente. Êtes-vous prêts à soutenir ce choix en envoyant votre fils ou votre mari là bas pour cela ?

Et pour terminer, nos dirigeants se sont lancés dans la surenchère sécuritaire en France en déclarant l’état d’urgence [4] pendant douze jours. État d’urgence aussitôt prolongé de trois mois sans même savoir si la période de douze jours avait pu utile pour résoudre quoi que ce soit. Faisons un parallèle avec médécin qui vous donne un traitement pour douze jours puis vous le prolonge dans la foulée pour trois mois : où est la crédibilité ?

Un préfet peut :
– restreindre la liberté de mouvement des citoyens en décidant que des zones sont interdites ou que les gens doivent rester chez eux pendant les créneaux horaires qu’ils décident.

Le ministre de l’intérieur peut :
– déclarer des zones de protection où les citoyens ne peuvent pas se rendre.
– obliger des gens à rester chez eux

Le ministre de l’intérieur ou le préfet peuvent :
– fermer des salles de spectacles, des bars et restaurants et des lieux de réunions
– déclencher des perquisitions à domicile, jour et nuit
– déclencher la censure de la presse et de la radio

En clair, la justice dans notre pays n’existe plus. A tout moment, des policiers peuvent fracasser votre porte, ravager votre appartement et vous mettre en garde à vue dans aucune enquête. Le délit de sale gueule officielle. Nous remettons donc nos libertés entre les mains de 3 personnes : un président de la république, un ministre de l’intérieur et un préfet. Je vois donc là un très gros problème démocratique.

Subir cela douze jours, pourquoi pas… mais le prolonger de trois mois, cela me paraît démesuré. Ces gens ont joué sur l’émotion généré par cet évènement pour passer la prolongation de l’état d’urgence en douceur. Quasiment personne n’a bougé, à part six députés [5].

Concernant l’état d’urgence, il est intéressant de voir que certaines choses sont plus urgentes que d’autres : on laisse les marchés de Noêl ouverts, on laisse les matchs de foot se jouer mais on va interdire les marches et manifestations contre la COP21 à Paris ? Ah, je comprends mieux pourquoi la droite PS a aussitot soutenu l’extension immédiate de l’état d’urgence, belle manoeuvre pour laisser les etats et le lobby des multinationales signer en toute tranquilité un pseudo accord. Je vous l’annonce : Paris ville déserte pendant les jours de ce sommet. Comment stopper le peu de démocratie possible pour s’exprimer aux citoyens ? Hop l’état d’urgence, c’est tellemenet pratique !

Après onze jours d’état d’urgence, les premiers dérapages ont déjà eu lieu [6]. On peut se réjouir qu’il n’y ait pas eu de mort encore.

Comment peut-on être gouverné par ces gens là, bon sang ? Mais posez vous la question du pourquoi tout ça ! Il faut changer la démocratie représentative, il faut changer de système où les décisions sont prises entre connaissances, pour protéger des intérêts particuliers des partis politiques comme gagner les élections avec de la démagogie sécuritaire, conserver la position de numéro deux mondial de vendeur d’armes dans le monde, faire vendre les armes de mon fabricant national à des dictatures…. C’est tout cela qu’il faut stopper.

L’intérêt général ne prime plus et pourtant l’ensemble de la société a été heureuse de voir les portes des hôpitaux s’ouvrir pour soigner les près de quatre cent blessés, nous avons été heureux de voir le personnel soignant rappliqué en quatrième vitesse de leur propre chef pour sauver des vies. L’intérêt générale existe, les politiques passent leurs temps à le miner par leurs petites considérations personnelles.

Les Français meurent sous les balles tirées indirectement par la politique étrangère de notre oligarchie, et maintenant, ils font semblant de résoudre la crise. Ce double discours est insupportable et je ne peux plus l’entendre.

Je lisais des commentaires sur le net concernant les évènements du 13 et souvent les gens écrivent des choses comme “nous n’y sommes pour rien”, “ils ont tué des gens innocents”. C’est malheureusement plus compliqué que cela. Les gens que nous élisons depuis des décennies agissent pour leurs comptes, pas le notre, c’est la grande faiblesse de notre démocratie représentative.

Nous n’y sommes pour rien car nous n’avons pas appuyé nous-mêmes sur la gâchette qui tue en Syrie, en Afganistan ou au Libye mais nous avons délégué notre voix de citoyen à des hommes et des femmes qui ont lancé des guerres en notre nom dans ces pays. Personne ne vous demande votre avis pour envoyer nos soldats se battre à l’étranger et bombarder des villes et des villages. Tout cela parce que vous acceptez la démocratie représentative.

Si nos politiques avaient du courage et de la fierté, ils pourraient prendre la même initiative que le gouvernement Suédois, par exemple, en coupant les relations diplomatiques avec l’Arabie Saoudite parce que ce pays ne respectent pas les droits de l’homme et traitent les femmes comme des êtres inférieurs ? [7]

On ferait de même avec tous les pays qui financent les terroristes qui viennent nous tirer comme des lapins dans les rues de la capitale, le Qatar entre autre. On pourrait aussi changer la politique de dénigrement contre la Turquie (à qui on a fait croire une entrée possible dans l’Union Européenne avant de lui fermer la porte aux nez) et la Russie, tout en arrêtant de suivre bêtement les Etats-Unis sur les divers champs de bataille de la planète. Cet article brillant de Reflets vous éclairera bien plus que je ne serais capable de le faire sur la situation de notre politique étrangère [8].

Nos forces sont la culture, l’enseignement, la diplomatie, la réflexion et il faut mettre tout cela au service d’un plan politique qui depuis de nombreuses années a été complètement abandonné en France et en Europe depuis trop longtemps. Quel est le rêve européen ? Quel est le rêve français ? Réduire des déficits ? Que la dette publique soit inférieure à 60 % du PIB ? C’est ca le rêve européen qu’on propose à 300 millions d’habitants ?

Alors ne vous étonnez que certains se perdent dans des délires et des rêves métaphysiques pour suivre un chemin destructeur. Si nous n’avons pas d’espoir à offrir, ni de réponse à cette crise du vide, alors nous sommes perdus.

Comme le dit si bien François Morel, ne renonçons à rien, y compris à changer notre démocratie représentative pour une démocratie meilleure, y compris à changer notre politique tout court.

 

 

L’Etat, le nouveau problème des citoyens

L’Etat a décidé d’augmenter les impôts.
Les autorités ont décidé d’espionner les citoyens.
Le gouvernement a décidé de repousser l’age de la retraite.
La France rentre en guerre contre la Lybie.

Ces annonces sont courantes, voir devenues banales. C’est comme ça et pas autrement. On n’a pas le choix ma brave dame. Ce que je note, c’est qu’en plus de ne pas avoir le choix, c’est qu’on ne m’a même pas demandé mon avis avant.

Ces décisions qui affectent nos vies, notre futur

Il n’y a pas une seule minute de pédagogie, les enjeux d’une décision ne sont jamais expliqués publiquement et je ne parle pas d’un communiqué officiel ou d’une pseudo émission télé de trente minutes type “C sans l’air” ou l’ensemble des consultants ont un job dans une banque ou dans un think tank ultra liberal. Leurs pensées vont toujours dans le même sens. Aucun intérêt d’ailleurs.

Rappelons que les médias de masses sont la propriété de groupes industriels qui n’assurent pas une objectivité de l’information. Quant à la télévision publique, elle reste liée à l’Etat.

A-t-on jamais vu une émission de 2h sur une grande chaîne à 20h30 expliquant comment fonctionne le système des retraites pour ensuite expliquer aux citoyens qu’il faut choisir entre les modèles A, B ou C ?
Si notre pays doit s’engager militairement quelque part dans le monde, ne peut-on pas prendre une heure trente pour demander l’avis des citoyens : si c’est pour faire comme en Lybie, éliminer un représentant politique étranger ayant financé un parti politique français, tout en ouvrant une digue face à une marée d’extrémistes religieux, je me dis que cette guerre est un mensonge sans nom.

La seule chose que nous voyons dans les medias, ce sont des combats de coq ou des séances présidentielles de type “j’ai décidé que”.

Légitimité des personnes élues et légitimité de leurs décisions

D’autre part, La légitimité de ces décisions n’est pas d’emblée acquise. Oui, je parle d’Etat, d’autorités officielles, de gouvernement. Si certains peuvent se satisfaire de nos instances et de leur mode d’élection,” je vote pour une personne qui m’a énoncée son programme pendant la campagne”, que faisons nous quand cette personne élue, devenue une autorité officielle donc, décide de prendre de nouvelles décisions qui n’était pas dans son programme ? Voir qui s’oppose idéologiquement à son programme officiel ?

Prenons l’illustration du gouvernement actuel, ça pourrait s’appliquer aux précédents également. La Loi Macron qui autorise les grands magasins à ouvrir 12 dimanches par an en plus n’etait pas dans le programme du candidat François Hollande. Cette même loi qui plafonne les indemnités d’une personne licenciée n’était pas dans le programme du candidat Hollande.

La Loi de Programmation Militaire et la loi sur le Renseignement pour violer la vie privée des citoyens, les écouter comme une sombre dictature et détruire un peu plus le pouvoir des juges n’étaient pas dans le programme du candidat Hollande.

Que faisons-nous ? Que pouvons-nous faire contre des politiques élus qui prennent des décisions destructrices à l’encontre des citoyens ?

L’Etat, autorité de référence, mais au service de qui ?

l’Etat est donc l’autorité de référence. Cette entité dirigé, dicte et ordonne. Mais qui compose l’Etat ? Des haut fonctionnaires ? Des membres du pouvoir exécutif ? Quels sont ces priorités lorsqu’il prend une décision ? l’Etat lui même, c’est-à-dire sa survie et celle de son eco système (élus, assistants, haut fonctionnaires, députés, sénateurs…), la France (euh… c’est quoi la France d’aileurs ? ), les citoyens, nous ?

L’Etat n’est pas un pilote automatique aux mains des lobby des multinationales, ni entre les mains de la caste des politiques qui courent après des postes et des avantages financiers.

L’Etat devrait être piloté par des esprits neutres, qui n’auraient qu’un but, la recherche permanente de l’intérêt général. Si l’Etat était entre des mains moralement valeureuses, il aurait à coeur de prendre en compte l’avis éclairé de ses citoyens, de les faire participer à la réflexion sur notre avenir commun, notre futur pour vivre ensemble. Les pouvoirs publics seraient des animateurs, organisant des travaux de réflexion avec les citoyens puis aidant ensuite à la prise de décision. Car nous sommes l’Etat et l’Etat n’est rien sans nous.

Au lieu de cela, la gouvernance de l’Etat est assombrie par les intérêts particuliers. A force de fréquenter les mêmes lycées, les mêmes écoles supérieures et les mêmes grandes entreprises, à force de courir après une élection ou un poste ministériel, les politiques ont atteint un tel niveau d’entresoi qu’ils sont devenus une caste à part. Une sorte d’aristocratie élective, une oligarchie, une minorité qui veut le pouvoir pour elle-même.

C’est pour cela que l’Etat, aujourd’hui, est distant du peuple et des citoyens, il est aux mains d’une minorité qui n’écoute pas les citoyens, cette minorité fait semblant avec ses électeurs, elle s’abaisse vers nous le temps de l’élection et s’appuie sur le vote pour faire se légitimer.

Or, nous ne sommes plus dupes. Les politiques ont volé la démocratie. Ils ne sont pas dignes de nous représenter. Si voter une fois tous les 5 ans, certains appellent ça la démocratie, pas moi. La démocratie représentative à la Française est morte.

Un nouveau pouvoir émerge

Quand l’Etat décidé de mettre sur écoute la population française, qui gouverne ? Qui prend le pouvoir ?

Quand l’Etat repousse l’age de la retraite, qui prend le pouvoir ? Certainement pas les citoyens.

Ce sont des coups d’état successifs opérés contre les citoyens mais par qui ?

Si le politique est un fantoche et qu’il sait maintenant qu’il n’est qu’un usurpateur, un voleur à nos yeux, quelles options s’offrent à lui ?

Changer les choses ou se maintenir contre vents et marées

Les politiques successifs, Sarkozy-Hollande, ont appliqué les mêmes recettes pour se maintenir, pour permettre à leur caste de se maintenir.

Les pouvoirs de contrôle de l’Etat sur les citoyens sont en augmentation perpétuelle.
Combien de lois censées lutter contre le terrorisme ont-elles été votées ces 10 dernières années ? La France est-elle à ce point meurtrie quotidiennement par des attentats ?
Quelle démocratie dans le monde est-elle sous occupation des forces militaires depuis 20 ans ? La Corée du Nord ? La Chine ? L’URSS en son temps ?
Quel autre pays a-t-il décidé de se passer du travail d’un juge d’instruction pour censurer un site internet sans enquête préalable ?
Quel autre pays a décidé de mettre sur écoute une population dans son intégralité ?

La France !

Afin de se maintenir en haut de la pyramide, nos dirigeants sont prêts à utiliser tous les moyens légaux, quitte à en inventer de nouveaux tous les 6 mois !

Ce contrôle de la population va de pair avec un discours paternaliste de nos dirigeants, l’Etat infantilise les citoyens, les poussant à se conduire docilement, à ne pas s’éveiller intellectuellement, à ne rien proposer d’émancipant et à repousser toutes participations du citoyens dans sa gouvernance.

L’allié objectif pour le politique afin d’avillir le citoyen est le monde du travail.

Quoi de mieux qu’un citoyen abruti par le travail, dans des conditions minables pour un salaire de misère, lobotomisé par la télévision et un internet Facebook, civilisé disait Sarkozy, pour empêcher toute révolte ?

Les politiques et les multinationales se renvoient l’ascenseur continuellement : financements occultes des partis politiques, destruction discrète du droit du travail, abaissement de certaines normes sociales et environnementales pour aider le business, embauches d’anciens ministres ou députés à certains postes clés, marchés publics bidonné ou appels d’offres publics enfouis sous le tapis (Microsoft et l’armée, le ministère de la jeunesse et des sports), nomination ministériel de haut cadres du privé (Macron), clientèle étatique (Dassault peut dire merci à l’Etat pour ces 40 dernières années de commande), politiques successives de relance de l’emploi et de la baisse du chômage qui ne marchent pas et se transforment en cadeaux fiscaux aux les entreprises, fort soutien des médias envers un candidat choisi sur on-ne-sait-quels-criteres.

La liste est longue de la compromission entre l’oligarchie politique et les multinationales. La consanguinité politique / entreprise est devenue un problème majeur.

Que faire ?

Une fois que l’on a pris conscience que le modèle est foutu, parce qu’il l’ai, sans promesse de retour en arrière, il faut chercher des modèles alternatifs.

J’en vois plusieurs.

Ce sera un prochain billet.

comme un veau en route pour l’abattoir

  • Contre la surveillance de masses des citoyens [Loi sur le Renseignement]
  • Contre la liberté de faire des profits au dépends de nos normes sociales et écologiques [projet TAFTA]
  • Contre la privatisation de le démocratie par les multinationales [projet TAFTA]
  • Contre les responsables politiques qui ne protègent plus les citoyens mais les considèrent uniquement comme des consommateurs [loi Macron, réforme du collège]

Je me sens comme un veau en route pour l’abattoir.

 

 

“Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n’est pas victime ! Il est complice.”

– George Orwell

 

comment améliorer (changer) notre démocratie actuelle ?

J’entends souvent dire que la politique est réservée à une élite et que le commun des mortels ne pourrait pas gouverner un pays avec nos instances actuelles, celle de la Vème république.

Nous constatons actuellement de nombreux scandales politiques, financiers et moraux successifs dans notre pays :
– affaire Khadafi qui démontre qu’un terroriste et dictateur aurait financé la campagne de Nicolas Sarkozy
– affaire Bettencourt qui parle de financement occulte de l’UMP
– affaire Cahuzac qui démontre que certains détournent et cachent leur argent hors de France
– affaire Tapie-Lagarde où un tribunal privé, sans légitimité, rend une décision privée pour indemniser un copain aux frais des citoyens
– affaire Guérini qui concerne une fraude présumée aux marchés publics
– affaires Balkany et ses affaires fiscales : blanchiment de fraude fiscale
– affaire Thomas Thevenoud, secrétaire d’état au commerce extérieur, qui ne payait pas ses factures, son loyer et ses impôts depuis des années
– affaire Agnès Saal qui a gaspillé l’argent public en dépensant 40 000 € de taxi et se fait gentiment réintégrer au ministère

Sans compter les nombreuses affaires passées (ici et ), présentes et futures qui sortiront tôt ou tard…

Constats

1 – L’aristocratie qui nous gouverne, issue principalement de l’ENA, n’est pas tant élitiste que cela du point de vue de la morale. On le voit rapidement, quelle que soit sa couleur politique, ces gens sont faillibles et facilement corruptibles.

2 – Faire de la politique coûte cher. Et c’est une réalité. Les partis ont besoin d’argent pour fonctionner et pour les élections. Cet argent provient des cotisations des adhérents, des dons et des reversement obligatoires effectués par les élus. Ce dernier point est important et nous reviendrons plus tard dessus.

3 – Le pouvoir corrompt. Être en politique depuis 15, 20 ou 30 ans ne semble pas vraiment être très sain pour l’égo, la modestie ou la vénalité. Nous sommes tous pareils, moi inclus.

des idées pour changer les choses ?

1 – pas de casier judiciaire

Une loi exigera qu’un candidat à une élection n’ait pas de casier judiciaire.

– faisabilité : ultra simple, applicable dès demain

– but : ben, ca me parait simple, pas de casier judiciaire, pas de magouilleur pour un futur élu de la République, incroyable non ?

2 – être inéligible après une condamnation

– faisabilité :  très simple, applicable dès demain

– but :

Tout élu condamnée pour abus de biens sociaux, incitation à la haine raciale, fraude électorale, fraude fiscale, dissimulation de patrimoine, escroquerie, octroi injustifié de marché public, prise illégale d’intérêts, corruption, achats de voix, détournement de fonds, recel, abus de confiance, abus de biens sociaux, favoritisme, subordination de témoins, pédophilie, agressions sexuelles, viol, trafic d’influence, association de malfaiteurs, homicide, esclavage… doit démissionner et renoncer à vie à briguer un mandat électoral. Ne riez pas, les élus touchés par ce genre d’affaires ne démissionnent pas à chaque fois (voir ici et ).

Les élus de la République ne fraudent pas le fisc, ils “sous-évaluent leur patrimoine”.

3 – pas de cumul des mandats

Une loi exige qu’un élu ne peut pas cumuler les mandats électoraux. Le mandat représente un travail à plein temps.

– faisabilité : ultra simple, applicable dès demain

– buts :

1) éviter qu’un sénateur ou député n’avantage une ville de sa circonscription. Un sénateur ou député pourrait mettre tout son poids politique pour avantager des travaux ou un projet dans une ville dont le maire serait issu du même parti politique ou dont il serait lui-même le maire !

2) de plus, il me semble que les bancs de l’Assemblée Nationale sont bien souvent vides… ainsi que ceux du Parlement Européen. Quand on postule à un poste, il me semble que la décence serait de s’y tenir et de travailler à plein temps à sa tâche. Cela permettra donc de lutter contre l’absentéisme.

3) arrêter de faire croire qu’on peut être sénateur, maire et président de 4 commissions, tout en restant efficace. C’est du foutage de gueule. Un poste = une personne et nous serons assurés du suivi des dossiers par l’élu et pas par d’obscures assistants parlementaires, quelques fois à la solde d’intérêts privés lobbyistes.

4 – deux mandats temporels

– faisabilité : ultra simple, applicable dès demain

Un citoyen ne pourrait pas effectuer plus de 2 mandats électifs dans sa vie.

1 – éviter le clientélisme et le favoritisme après des années et des années d’exercice du pouvoir.

2 – la bouffée d’oxygène à l’Assemblée Nationale et dans les gouvernements avec de nouvelles personnes, de nouvelles idées, de nouvelles façons de penser.

3 – le renouvèlement assuré de nos décideurs politiques avec des personnes en prise avec la réalité, pas des gens qui sont depuis 30 ans aux manettes, qui passent les 6 derniers mois de leur mandat à serrer des mains en région auprès d’associations, de groupes de pression et des maisons de retraite, tout cela pour pousser à leur propre réélection (c’est du vécu, j’ai participé en tant que candidat-suppléant à une élection de député).

Prenons un exemple réel : Gérard Collomb a été élu maire de Lyon en 2001 puis en 2008. En 2014, il lui aurait été impossible de continuer et il aurait dû passer la main. De plus, Gérard Collomb est l’exemple parfait du politicien dans toute sa splendeur. Il est maire, sénateur et président de région, bravo Gégé ! J’imagine la tête des gens (politiciens, entreprises, associations ou journalistes) qui ne sont pas d’accord avec lui ou certains de ses objectifs au sein de la Métropole Lyonnaise, ils ont en face d’eux un poids lourd au multiples cordes à son arc pour les contrer. Sans parler de son épouse, qui elle aussi, va se lancer en politique (elle a une bonne droite). Aristocratie familiale quand tu nous tiens…

Je vous invite à consulter cet excellent site internet « Député à vie ? » à ce sujet. Je trouve choquant de voir les mêmes personnes en poste depuis plus de 25 ans. Je ne dis pas qu’ils déméritent, je dis juste que ça sent bon la maison de retraites pour certains et qu’il serait temps qu’ils s’occupent de leurs petits-enfants plutôt que nos vies…

5 – tirer les représentants de l’Assemblée Nationale au sort

Les représentants de l’assemblée nationale sont tirés au sort parmi les citoyens majeurs, sans casier judiciaire et ne sont donc pas élus au suffrage universel indirect par scrutin uninominal majoritaire à deux tous (comme aujourd’hui).

– Faisabilité : WTF ?!

– Buts :

1- sortir des débats économiques et sociaux complètement cliché de type « droite/gauche » que nous subissons depuis 40 ans avec les effets que nous connaissons aujourd’hui : crise financière, pas de croissance, chômage, dette, domination des lobbys à la moindre prise de décisions, oubli permanent de l’intérêt général. La droite UMP et la gauche PS partagent ce bilan désastreux

2 – ramener les citoyens au cœur des décisions. Quand un citoyen sait qu’il aura peut être un jour l’occasion de changer les choses, croyez-moi, il s’investira pour lui, sa famille et son pays. Le système actuel a coupé les citoyens de leurs instances dirigeantes et les gouvernants successifs ont tout fait pour infantiliser les citoyens. On voit en retour la montée des extrêmes politiques comme résultat.

3 – un député tiré au hasard à peu de chances d’être déjà la marionnette d’un lobby depuis de nombreuses années

4 – stopper le besoin perpétuel en argent des partis politiques. Faire de la politique coute cher aux candidats comme je l’expliquais en entame : bulletins de votes, affiches de campagnes, affiches officielles, frais de déplacement, locaux en location…. Imaginez les frais quand il s’agit d’avoir 577 candidats à financer. Les partis ont donc besoin de l’argent reversé par les candidats élus et les candidats qui veulent être élus ont besoin de l’argent des partis. Reste les citoyens que nous sommes sur le bord de la touche à compter les points et subir les décisions les plus nulles les unes que les autres. Au hasard, loi sur le renseignement, loi sur le collège et la loi Macron pour la simple année 2015.

Petite note en apparté : est-ce qu’une décision politique majeure a amélioré votre vie ces 10 dernières années ? Je cherche encore.

L’assemblé tirée au hasard permet de stopper également le financement illégal des partis politiques (de Mitterand à Sarkozy en passant par Chirac et peut être Hollande ?). D’autre part, l’Etat fera des économies car il n’y aura plus de remboursement de frais de campagne des partis politiques parce que les partis politiques n’interviendront plus !

« Je ne vois pas mon boucher être député » ou « imagine que ça tombe sur mon oncle René, ce gros facho… »

1) c’est méchant pour votre boucher qui a un métier respectable, qui travaille et paie ses impôts comme tout le monde.

2) De plus, si on parle de la représentation de la population par l’Assemblée Nationale, on s’aperçoit que les élus actuels, par leur métier et leur milieu social, sont très loin de représenter la population !

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En 2012, 2.8% des députés sur 577 sont issus des classes moyennes (voir populaires). Oui, vous avez bien lu, les 50% d’employés et ouvriers français sont représentés par 2.8% élus !

Comment des cadres et des professions intellectuelles supérieures majoritairement écrasants à l’assemblée peuvent-ils nous représenter ? En clair, même dans une assemblée élue par le peuple, les riches nous gouvernent. Arrêterons-nous un jour de voter pour nos maîtres ?

2) votre oncle René, facho selon vous, ne sera pas seul : il sera parmi les 577 autres députés tirés au sort et les décisions se prennent à la majorité.

De plus, n’y a-t-il pas déjà quelques fachos dans notre Assemblée Nationale qui se cachent derrière leurs costumes cravates bien propre pour demander le retour au droit du sang ou en luttant contre la mariage des personnes de même sexe ? Je peux également faire référence à l’ambiance des débats sur l’identité nationale des années Sarkozy, catastrophiques.

« Mais les hommes politiques sont des professionnels. Ils ont les compétences. Pas nous. »

Ah oui ? Et quelles compétences ont-ils de plus que vous ? Le travail d’un parlementaire est de participer à des commissions et des enquêtes sociales et économiques avant de trancher, de dire oui ou de dire non à un sujet, de consulter s’il le désire les citoyens de sa circonscription. Si vous savez lire et écrire, que vous savez écouter, et bien je ne vois pas de contrainte.

Les sujets abordés à l’Assemblée Nationale sont les sujets de notre vie de tous les jours. Rien d’exceptionnel à cela.

Une fois qu’on vous a expliqué les effets du Mediator ou le fonctionnement des subprimes, j’imagine que vous saurez dire si cela est bon pour vous ou votre pays ?

On se rappellera le degré d’incompétence des députés pour légiférer sur les nouvelles technologies (Hadopi, loi sur le renseignement) et que le mariage pour tous a été un sketch de mauvais gout, indigne de la République.

N’oublions pas que cette assemblée de citoyens sera encadrée comme actuellement par un sénat qui travaillera conjointement à la rédaction des lois et d’un Conseil Constitutionnel qui vérifiera la légalité des lois votées.

A noter qu’on pourrait élire le sénat directement et non plus au travers d’un collège électoral. Le Conseil Constitutionnel pourrait être débarrassé des anciens présidents dont je ne vois pas trop la légitimité hormis augmenter nos dépenses publiques. Ces membres pourraient, eux aussi, être tirés au sort parmi une liste de magistrats intéressés pour siéger au sein de ce Conseil.

Ah, pour informations, un pays a tiré ses députés au sort, c’est l’Islande, pour se tirer de la crise économique de 2008, lire ici et . Dingue non ? Ça doit donner des sueurs froides à l’ensemble de la classe politique française ^^

conclusion

Les partis politiques ne sont pas la solution pour animer sereinement les débats. Chaque parti essaie de tirer le couverture vers lui, tout en blâmant les autres. Tout cela est tellement cliché, fatiguant et lassant que les gens se désintéressent des affaires politiques.

Je sais que la dernière idée peut faire sourire mais pensez déjà aux 4 premières : elles sont réalisables en peu de temps et cela redonnerait un peu de confiance dans nos politiques.

Ce n’est pas une mince affaire et il est toujours plus facile de dire que l’on ne peut rien changer plutôt que de tenter quelque chose ! Ah si on laissait sa chance à l’Assemblée tirée au sort ne serait-ce que sur 2 mandats, sur 10 petites années, je suis sur que les Français seraient convaincus et séduits par son efficacité !

Alors on tente autre chose ?

– Damien

l’UMP et le PS ont tué la démocratie représentative

Autant tout un chacun supportait la démocratie représentative depuis des décennies quand les questions abordées avaient 2 réponses possibles, 2 visions du monde clairement différentes : la vision de la “droite” et la vision de la “gauche”.

C’était facile de se repérer. Un peu simpliste mais on jurait allégeance à un des deux blocs et on pouvait tenir comme ça toute une vie.

Puis la mascarade a cessé quand la caste dirigeante, l’aristocratie élective, a commencé à avoir les mêmes avis sur tout,  en se soutenant mutuellement par moment, voir, en s’extrayant de certaines lois.

La droite et la gauche, symboliquement représentées par le RPR-UMP et le PS, ont été d’accord pour effacer le résultat du référendum de 2005 sur la Constitution Européenne que les citoyens avaient rejetés.

Ils ont été accord sur la façon de réguler la crise financière de 2008 (renflouer les banques avec notre argent à taux 0 et ne rien changer au secteur bancaire). Ils sont d’accord sur la croyance de la croissance comme but ultime à atteindre, ils prônent donc un capitalisme sans limite, ni morale. Ils sont d’accord pour laisser l’évasion fiscale des entreprises et des particuliers les plus riches perdurer (80 milliards € par an qui disparaissent de notre budget d’Etat quand le déficit de la sécurité sociale, c’est 12 milliards). Ils sont également d’accord pour détruire nos normes sociales, écologiques et sanitaires en signant dans notre dos et en douce des traités de commerce permettant aux multinationales de s’enrichir encore plus, en nous condamnant à n’être que des consommateurs.

Ils sont d’accord pour ne rien faire sur l’écologie (qui doit rester un gadget) et le rechauffement climatique (il va faire chaud mais on s’en fout).

Ils sont d’accord sur la politique étrangère (plutôt pro US, pro Israël, anti Russie, courbettes devant les dictatures pétrolifères (Qatar, Arabie Saoudite, Émirats Arabes Unis) et la Chine comme atelier du monde.

Sauf qu’aujourd’hui, les décisions économiques et sociales frappent de plein fouet la vie des citoyens : ces décisions, comme la loi Macron ou la loi sur renseignement, baissent les normes sociales, intellectuelles et économiques des citoyens. Les avancées sociales et le progrès peuvent à tout moment remis en cause par un gouvernement de “gauche”, comme c’est le cas en ce moment.

Au final quelle différence entre ces 2 partis politiques ?

Là, la démocratie représentative devient un problème : quand les 2 blocs idéologiques ne font plus qu’un pour favoriser les intérêts privés des plus riches contre les plus pauvres, quand ils ne travaillent plus pour l’intérêt général, leur fusion idéologique devient évidente.

Le RPR-UMP et le PS ont tué la démocratie représentative en ne représentant plus les citoyens qui les élisent depuis très longtemps. Ces deux partis au final suivent bien un modèle de gouvernance, celui des entreprise et des lobbys, celui des actionnaires et des managers à la recherche du profit maximal aux dépends des citoyens.

Il serait bien temps que les citoyens ne cautionnent plus cette escroquerie qu’est le vote, cette imposture que sont les mandats de députés et cette mascarade d’un pouvoir exécutif, non pas au service des Français mais de leur propre intérêt personnel.

– Damien

 

une nouvelle page sur la Spirale Digitale : au sujet de la démocratie

Le sujet de la démocratie, de l’état de la démocratie dans nos vertes prairies, me passionne.

Afin de ne pas avoir de raisonnement simpliste, ni d’arguments irréfléchies sur la question, cela fait un certain temps que j’accumule des liens, des vidéos et des articles sur le sujet. Plutôt que de les garder dans mes favoris ou dans mon Evernote, j’ai décidé de les partager.

Chacun pourra voir un état des lieux de notre régime représentatif et des alternatives possibles pour rendre aux citoyens son pouvoir de décision sur la vie de la cité.

C’est ici que ça se passe.

Bonne lecture.

 

_ Damien

la dictature avance en France, merci à nos braves politiques français

Le Parti Socialiste reprend donc une à une les idées de l’UMP concernant la censure d’internet ainsi que le contrôle des citoyens.

A vouloir combattre le terrorisme, la France calque donc ses lois sur celle des gouvernements les plus durs contre la liberté d’expression, tout en  abandonnant le droit à la justice : ce sont maintenant des instances guidées par le pouvoir executif, le gouvernement donc, qui censurent la parole sur internet, pas la justice.

Les politiciens, pour occuper le territoire médiatique, nous explique que nous sommes en guerre contre le terrorisme, que l’étranger est l’ennemi et qu’ils mettront en place tous les dispositifs en place pour nous protéger. Pour protéger leur propre caste aussi d’ailleurs.

1) quel groupe de citoyens a demandé à ce gouvernement de lancer des lois de censure ? Aucun. Les politiciens s’autosaisissent, décident sans demander leur avis aux citoyens. Ces lois les arrangeront bien à un moment.

2) d’après eux, nous sommes en guerre, mais contre qui  ? Quel état et dangers ultimes nous menacent pour que 66 millions d’invidus renoncent à leur liberté et leur vie privée ? Combien de morts ces 5, 10, 20 dernières années pour détruire le pouvoir judiciaire et le remplacer par des condamnations directement déclarées par le gouvernement ? Si 200 morts en 20 ans à cause de malades mentaux ‘obligent nos politiques’ à prendre des décisions aussi radicales alors soit je ne comprends rien à la politique/géopolitique, soit les hommes politiques ont un but inavoué à faire de telles choix, aussi liberticides, injustes et illégaux, illégaux dans le sens “non votées” par les citoyens mais votées par eux-mêmes sans nous consulter.

3) maintenant que sont en place des lois comme la loi de programmation militaire et  le blocage administratif de sites internet, que se passera-t-il si un pouvoir raciste, violent et fasciste était élu en France ? En Grece, le mouvement néo nazi Aube Dorée a eu des députés et des eurodéputés. D’élection en élection, les FN progresse à cause de la nullité successive du RPR, UMP et PS au pouvoir, incapables de proposer des solutions crédibles contre le chomage, incapable d’empêcher la casse de l’outil de production industrielle en France, incapable de proposer des élections législatives proportionelles, incapables de faire participer les citoyens à la vie politique, mais prêts à laisser les banques, les entreprises et les personnes les plus riches de notre pays à utiliser tous les recours possibles – évasion fiscale, niches fiscales, défiscalisation amicale – pour échapper à l’impôt, cet outil de cohésion sociale.

Je repense à une série de tweets de Numendil lue la semaine dernière :

– Quand ils ont décidé de surveiller le WEB, j’ai pas gueulé parce que j’avais rien à cacher. 1/x

– Quand ils se sont dit qu’il fallait civiliser l’espace qu’est Internet, je n’ai rien dit, j’avais rien à cacher 2/x

– Quand ils ont commencé à installer des systèmes de collecte massive de données, j’ai rien dit, j’avais rien à cacher 3/x

– Quand les révélations de Snowden ont éclaté, je m’en fichais, j’avais rien à cacher 4/x

– Quand j’ai appris que ma XBox pouvait voir et entendre tout ce que je faisais, je n’ai rien dit, j’avais rien à cacher 5/x

– Quand j’ai appris que ma TV connectée enregistrait chaque geste et chaque parole, je n’ai rien dit, j’avais rien à cacher 6/x

– Mais quand toutes mes données ont été transmises á ma banque, mon assurance, mon employeur et une pléthore de tiers, 7/x

– J’étais pas d’accord et je me suis rendu compte que si, j’avais des choses à protéger…

Quand un gouvernement devient fou et a un tel désir de contrôle sur sa population, c’est à ce moment là qu’il faut se dire que quelque chose ne tourne plus rond dans notre pays.

– Damien