Windows 10 fait sa rentrée : une opportunité pour le logiciel libre ?

Une rentrée de plus, que dire ?

Microsoft a lancé son nouvel OS cet été, le Windows 10. Une version qui s’assume, la version que Microsoft aurait du sortir depuis longtemps : celle qui contrôle tout et espionne tout afin de protéger violemment les intérêts de la compagnie mère contre l’utilisateur frauduleux. Car oui, pour une multinationale qui veut faire de l’argent, l’utilisateur est un problème : il ne rapporte jamais assez d’argent.

Windows 10 remonte tout à son maitre, vos données, votre navigation internet, les logiciels que vous utilisez et stoppera dans le futur vos logiciels piratés. Finis les Microsoft Office crackés, les Photoshop gratuits et les jeux piratés.

Est-ce un mal au final ?

Que Microsoft veuille maximiser ses investissements en chassant les Word et Excel piratés, je peux le comprendre. En développant des logiciels, Microsoft ne fait pas d’humanitaire, ils veulent gagner de l’argent en entretenant leur monopole. Maintenant que tout le monde est tombé dans le piège de l’utilisation du logiciel propriétaire et fermé, il faut ramasser le jackpot.

Tout le monde utilise Word et Powerpoint sans se poser de question ? Hop, il va falloir payer.

Une alternative gratuite et efficace existe et s’appelle LibreOffice, peut être que les gens franchiront la porte du logiciel libre. Peut être.

Concernant les jeux vidéos, les studios investissent de grandes sommes dans la production de jeux et un juste retour sur investissement ne me choque pas outre mesure.

Par contre, ce qui me choque, c’est le fait que Microsoft va maintenant s’intéresser aux données privées de ses utilisateurs. Vos faits et gestes seront analysés une fois de plus par une société commerciale. Votre ordinateur va se retourner plus ou moins contre vous, avec comme but ultime de vous vendre, vendre et vendre encore des choses.

La technologie est une fois de plus orientée vers la consommation : vous devez consommer à tout prix. Sans relache, la consommation est le but ultime à atteindre. Et pour vous accompagner dans cette course, quoi de mieux que d’analyser votre vie numérique pour le faire ?

Que ce soit Google, Apple, Facebook ou Microsoft, aucune de ces entreprises ne va oeuvrer pour votre bien être. Si dans un pemier temps, vous baignez dans une mer tranquille d’applications pratiques et de services bien ficelés, cela ne sert qu’un but : vous garder captif dans leurs produits, vous faire ensuite consommer leurs produits et vous utiliser, vos données, vos pensées, vos sentiments, pour entretenir cette captivité.

Les gueguerres pro Apple, Android ou Windows sont stupides : c’est la bagarre pour savoir qui a le meilleur geolier, qui à la meilleure prison.

Qu’on le veuille ou non, qu’on le nie ou pas, la seule liberté est dans le logiciel libre, la neutralité du net et le respect de la vie privée des internautes.

Spotify vient d’en prendre plein la tête en voulant changer ses conditions d’utilisation afin de moissonner les données de ses utlisateurs. La compagnie a reculé mais pour combien de temps ?

La communauté du libre va-t-elle se fédérer autour de quelques projets moteurs pour grapiller des parts de marché à Microsoft ?

– Damien

Edit : ca ne fait pas 3 minutes que j’ai publié cette page que je le lis ceci : http://www.numerama.com/magazine/33707-confirmation-windows-10-installera-ce-qu-il-veut-chez-vous.html

Incroyable.

 

l’obsolescence programmée de la mode

Non, non, la Spirale ne devient pas un blog de mode.

A l’heure oú le gouvernement français va adopter une loi pour lutter contre l’obsolescence programmée, c’est-à-dire réduire volontairement la durée de vie d’un produit pour en faire racheter un autre, je pensais à un autre domaine qui nous impose par son message marketing à un forme puissante d’obsolescence : la mode.

D’un été sur l’autre, d’une saison à l’autre, l’industrie vestimentaire nous présente les grandes tendances, soutenue par la médiocre presse mode féminine et masculine (Elle, GQ, Marie Claire, Cosmopolitan) ainsi que certaines émissions TV.

Il faut imposer telle couleur, telle forme de pantalon ou de robe, telle matière est vantée et mise en avant, telles paires de basket est LA paire du moment que tout le monde veut et va acheter

combien de tonnes ?

Au final, combien de tonnes de vêtements gaspillés dorment dans nos tiroirs, portés deux mois, trois mois puis oubliés ? Combien de paires de chaussures et de sacs inutilisés squattent nos placards ?

J’ai vu la jupe à frange à la mode, le velours, le blanc, le noir, le bleu, les robes à fleurs, le jean, le cuir… Je vois la basket Stan Smith blanche revenir à la mode, le kaki, la superposition…. Puis ce sera encore autre chose dans six mois

c’est la mode qui a inventé le modèle : délocaliser et produire en masse dans des conditions déplorables

Les constructeurs d’ordinateurs, d’electromenagers et de mobiles sont les premiers visés par la loi contre l’obsolescence. Nous avons tous vécu l’expérience d’un produit acheté qui ne tient pas la route au bout de de 2-3 ans alors que nos parents ou grands parents ont un frigidaire ou une machine à laver qui fonctionnent correctement depuis 30 ans (Cyrille inside).

Vendre, vendre à tout prix, y compris en détruisant notre environnement, en detruisant la santé des travailleurs qui assemblent et produisent n’est pas un modèle envisageable sur le long terme.

Et c’est l’industrie de la mode qui a montré le chemin dans les années 80. Afin de produire à bas couts et d’engranger un maximume de profits, les usines textiles européennes ont fermé les unes après les autres. L’Asie et ses promesses d’esclaves pas chers ont eut la préférence des multinationales.

Sauf que l’obsolescence programmée de la mode, imposée par l’industrie de la mode et son pouvoir de suggestion et d’incitation, est pleinement et aimablement vécu par nous, acheteurs invétérés : un t-shirt ou un sac ne tombe pas en panne, une couleur non plus.

Nous sommes les principaux acteurs de l’obsolescence de la mode et des problèmes écologiques et sociaux qui en découlent, ici avec une industrie disparue, là bas, avec des pollutions locales et des conditions de travail déplorables.

C’est là encore à nous de refuser une voie toute tracée, celle de la consommation de masse.

Et quand l’habit du futur, indémodable et écologique ?

– Damien

un guide rapide de la désobéissance du consommateur

cet article n’est pas de moi mais de Miss Minimalist. Le billet ne date pas d’aujourd’hui mais le sujet est tellement d’actualité que je vous en propose la traduction.

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J’ai un style de vie minimaliste pour plusieurs raisons : par exemple, j’aime la liberté, la flexibilité et les bénéfices financiers de posséder peu de choses.

Mais je dois admettre que c’est aussi une chance de satisfaire ma rébellion intérieure.  J’ai été une étudiante et une employée modèle ainsi qu’une citoyenne respectueuse des lois. Mais quand il s’agit de consumérisme, je ne peux pas résister à mon désir de coller à mon truc  ;)

Quand je vois des publicités pour des voitures de luxe, des sacs de designers, des vêtements tendances et des gadgets électroniques, je suis encore plus déterminée à ne pas les acheter. Quand je vois des promotions sur des crédits, des prêts, des cartes de crédits, je suis convaincue de ne pas souscrire de dette.

Quand des politiciens m’implorent d’aller faire du shopping “pour améliorer l’économie”, je suis poussée à échanger, prêter et ou faire avec ce que j’ai. Quand j’entends que plus de possession veut dire plus de bonheur, je deviens encore plus passionnée de vivre avec moins.

Pour faire court : plus on me demande de consommer, plus je suis enthousiaste à ne pas le faire.

Je ne sais pas si ma réponse inverse est un truc minimaliste, frugale ou environnementale mais je sais une chose : l’achat de toutes ces possessions bénéficient à quelqu’un mais ce n’est certainement pas nous. Et la dernière chose que j’ai envie de faire, c’est de vendre ma sécurité financière, mon précieux espace de vie et les ressources de la planète pour une pile de biens non nécessaires.

En 1848, Henry David Thoreau a écrit La Désobeissance Civile. La proposition : les gens ne devraient pas permettre au gouvernement de rejeter leurs consciences (Note : leur jugement). Dans notre monde moderne, je pense que nous pouvons utiliser un peu de désobéissance de consommateurs afin de s’assurer que les banques, les corporations et d’autres intérêts profiteurs ne fassent pas de même.

Est-ce que vous me suivez ? Si oui, voici 14 actes de désobeissance du consommateur à considérer :

1. Payer avec du liquide. Ne donnez plus aux compagnies de carte de crédit un centime de frais de gestion. Ils s’enrichissent à vos depends. Economisez pour des choses plutôt que de payer pour. Le temps que vous obteniez l’argent pour payer un bien, vous n’aurez peut être plus envie de l’acheter !

2. Dites non aux logos. Si une compagnie veut faire de vous un panneau publicitaire, qu’ils vous paient pour cela.

3. Ne soyez pas loyal à une marque. Vérifiez les alternatives génériques aux produits de marques ; les génériques sont souvent identiques.

4. ignorez les modes. Elles sont une ruse intelligente pour que vous fassiez partie du truc avec votre argent durement gagné. N’achetez pas des biens qui seront obselètes, datés et dépassés en un clin d’oeil.

5. Soyez un emprunteur. Que ce soit un livre, une échelle, une robe pour une évènement spécial, explorer les options de location avant d’acheter. Informez vous sur les bibliothèques, les location d’outils, de voiture, de jeux et de tout autre programme de ce type.

6. Echangez. Troquez vos biens anciens avec d’autres biens est une bonne façon d’économiser de l’espace (un qui sort, un qui rentre !) et de l’argent. Si vous ne pouvez pas faire un échange avec votre famile ou vos amis, allez sur le net. Des sites commes Swap.com, Paperbackswap (NB : pour la France, http://socialcompare.com/fr/comparison/comparatif-de-sites-de-trocs-d-echanges) pour vous aider à échangez vos livres, CD, DVD, jeux vidéos, vêtements, accessoires, jouets et plus.

7. Faites un jeûne des dépenses. Choisissez une période de temps précise, un jour, une semaine ou un moins, et pendant cette période, n’achetez rien sauf des produits de première nécessité (comme la nourriture et les produits hygiéniques). Trouvez des façons créatives de pour remplir vos envies et de faire avec les choses que vous possédez déjà.

8. Passez des vacances sans cadeau. Plutôt que d’échangez des biens achetés dans des magasins, célébrez vos vacances avec des cadeaux de service (comme du babysitting, aider à remplir sa feuille d’impôts ou donner un massage), des cadeaux de charité ou simplement passer du temps avec ceux que l’on aime.

9. Ne portez pas attention aux publicités. La meilleure façon de vous y tenir est de ne pas écouter la publicité. Annulez vos abonnements à des magazines, éteignez la télévision pour éteinndre les publicités (ou abandonnez la télé en même temps) et installer un bloqueur de publicités dans votre navigateur.

10. N’ayez pas de voiture. Si vous pouvez marcher, faire du vélo ou prendre les transports en commun là où vous devez aller, pensez à vous débarrasser de votre voiture. Ainsi vous éviterez les dépenses d’essence, d’entretien, de parking et d’assurance ainsi que de paiement de la voiture.

11. Maitrisez votre espace. Vivez dans le plus petit espace dont vous avez besoin, pas le plus grand que vous puissiez vous permettre. Vous économiserez de l’argent sur votre loyer ou votre crédit, et vous aurez moins d’incitation pour acheter des choses pour le remplir.

12. Réparer vos affaires. Essayez de réparer vos objets avant de les remplacer par quelque chose de nouveau. Reprisez vos chaussettes, raccommoder vos vêtements et faites réparer votre tondeuse au lieu d’en racheter une neuve.

13. DIY. Faites pousser vos légumes, faites vos propres meubles, cousez vos propres vêtements, pétrissez votre propre pain. Utilisez vos talents et compétences personnels pour éviter d’acheter massivement des biens manufacturés.

14. Cherchez à moins vouloir. Les publicitaires, les marketeurs et les entreprises feront tout ce qui est en leur pouvoir pour que vous vouliez plus. Mais pour être plus riche, heureux et libre, tout ce que vous avez à faire est de vouloir moins.

Si vous êtes fatigué par le désordre dans votre maison, par les frais financiers de votre carte de crédit, la commercialisation de vos vacances et la pression de ressembler à M. & Mme Toutlemonde, vous ne devez pas accepter le status quo. Canalisez votre rebelle intérieur et battez vous.

Pratiquez votre propre version de la désobéissance de consommateur et laissez votre conscience, votre compassion, votre créativité, et pas les entreprises, façonner votre monde.

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