se recentrer sur l’essentiel : basta les réseaux sociaux

Saoulé par les discussions et petitesses sur Twitter, j’ai décidé de passer en mode passif sur ce réseau social : compte encore ouvert mais plus de consultations là bas pour ma part, ca part trop dans tous les sens et je vois trop d’attitudes imbéciles, mensongères et malhonnêtes intellectuellement. Twitter est un champ de bataille permanent où la bêtise cotoie la mauvaise foi. Je vais donc arrêter de m’énerver et/ou de me désoler des choses.

Les dernières semaines ont été rudes avec les discussions sur le projet de loi El Khomri et son lot d’inepties, j’y ai laissé trop d’énergie.

J’ai ensuite fermé mon compte Medium. Inutile, mal rangé, sans classification des articles passés… c’est une plate-forme intéressante, j’ai fait des tests là-bas mais ça n’est pas pour moi au final. Là aussi, j’y ai lu beaucoup de choses, ai commenté, me suis fait ignoré ou zappé par certains posteurs.

Je m’aperçois que les réseaux sociaux sont quand même bien fréquentés par des gens qui racontent n’importe quoi, ne sourcent pas leurs informations et leurs écrits, se prétendent des cadors et, dès que la contradiction arrive (sourcée et explicitée elle), pètent un plomb, incapables d’argumenter, insultent, censurent ou vous passent en mode ignorer/silence.

Comme j’aime la joute verbale et convaincre, je le ferais dorénavant sur les articles de blogs sérieux ou de vive voie lors de discussions réelles. Causer sur les réseaux sociaux équivaut pour moi à causer au PMU, bref, pas mon truc, je dis stop.

Je reste sur Diaspora* où je trouve des réflexions et des choses intéressantes. Même si cela reste de l’entresoi, j’arrive à trouver des posts où on peut apprendre des choses et discuter un minimum.

Si vous me cherchez, je suis là donc.

 

– Damien

le pouvoir et la gouvernance sur Diaspora*

Je lisais le dernier billet de Cyrille Borne sur un échange entre Christophe, Cep et Fla concernant la gouvernance sur Diaspora-fr.org.

Je spécifie le nom du pod en entier “diaspora-fr.org” car il s’agit d’un pod intégralement géré par Fla.

En relisant les échanges, je me rends compte que je suis d’accord avec les deux parties qui s’affrontent.

– Fla produit un acte politique en publiant une bannière contre la Loi sur le Renseignement.
– Christophe et Cep se sentent mal à l’aise par ce type de démarche qui pourrait aller contre leurs valeurs.

Au final, il serait peut être bon d’indiquer que le pod diaspora-fr.org est un pod militant et que le militant principal dirigeant cette instance est Fla.

Fla assure la gouvernance technique, politique et économique du pod : il a donc le droit de gérer son pod comme il l’entend. On peut appeler ça une autocratie numérique. Il n’a pas spécialement indiqué que son pod serait neutre, militant ou qu’il ne s’arrêtera jamais. Son projet est technique en premier lieu, puis ensuite il rend service en proposant un réseau social alternatif à Facebook à ceux qui se sont inscrits à l’époque. Et, il doit être un peu grisé d’avoir tant de gens sous sa responsabilité, nous sommes tous humains, n’est-ce pas ?

Il convient donc d’accepter cette gouvernance (ou pas). Il n’y a pas vraiment d’autres issues en fait.

De l’autre côté, je comprends la pensée de Cep et Christophe. Le pod D-fr.org n’est pas neutre et est engagé politiquement, ce qui peut être dérangeant si on ne s’attendait pas à ce genre d’intrusion visuelle et surtout, si on ne partage pas les idées défendues. Si demain le pod défend des idées contraires aux miennes, je n’aurais pas d’autre choix que de quitter ce pod.

La gouvernance, dans tous projets ou rassemblements humains, a son importance. On l’a vu avec le problème systemd/Debian, on le voit tous les jours avec les politiques qui prennent des décisions sans consulter les citoyens.

Vivre ensemble est difficile, vivre ensemble est un projet en soi. Avant de commencer à vouloir changer les choses, il faudrait réellement se pencher sur les modes de décisions collectives et de gouvernance citoyenne. Mais c’est un autre débat.

Pour en revenir à notre problème bassement Diasporien*, il faudrait ouvrir un pod Diaspora* mixé à une instance de prises de décisions de type Loomio pour satisfaire l’ensemble des utilisateurs en temps réel, une sorte de meilleur des mondes de la démocratie directe :)

– Damien

nous sommes tous inscrits sur Facebook, à l’insu de notre plein gré

Cette nouvelle de Next Inpact m’a fait bondir : Facebook créerait des profils fantômes de personnes non inscrites par le biais du répertoire de contacts de ses membres.

Si un de vos amis est inscrit sur Facebook et qu’il a votre adresse email, votre téléphone et votre adresse dans son répertoire, et bien il va partager sciemment ces données avec l’entreprise américaine, qui va s’empresser de créer votre profil en mode privé.

En clair, vos amis et contacts vous inscrivent d’office à Facebook, même si vous ne voulez pas !

Ensuite, qui gère vos données ? Vous, Facebook ou vos amis ?

Belle intrusion dans votre vie privée, n’est-ce pas ?

Une seule solution : ne plus utiliser ce réseau social. Et se tourner vers Diaspora* ?

un réseau social différent : Diaspora* (1/2)

je ne suis pas très “réseau social” et pourtant je n’ai jamais autant mis les pieds dedans.

J’ai eu une page Facebook, que j’ai désactivée, puis réactivée, puis abandonnée : je me dis que Facebook est le meilleur moyen de toucher du monde, c’est mon petit côté évangélisateur. Puis je me dis qu’utiliser FB est le meilleur moyen d’alimenter le loup. Alors, j’ai renoncé à l’utiliser.

Quant à Twitter, ce réseau social dégénère : billets sponsorisés, pub et photos taguées sont des nouveautés qui me déplaisent au plus haut point. Je sens que mes heures sont comptées sur ce réseau.

Donc je viens de tester coup sur coup 2 réseaux sociaux. Voici le 1er :

Diaspora*

Le premier, Diaspora*, est visuellement un Facebook-like, quoique plus clair et moins surchargé, mais sa construction et sa mentalité sont radicalement différentes :

  • Ce réseau accorde une grande importance à la protection de votre vie privée. Il ne revend pas vos données, n’affiche pas de pub et autorise les pseudonymes.
  • De plus, Diaspora* est décentralisé : vous choisissez le serveur qui va stocker votre page, voir, vous pouvez l’héberger sur votre propre serveur.
  • Pour terminer, le code source de ce réseau est libre : il est consultable et modifiable gratuitement.

Comme vous le voyez, nous sommes loin, très loin d’un Facebook ou d’un Google+ qui ne respecte pas vos données en les utilisant pour les revendre, qui s’approprient vos photos personnels pour leurs propres pubs ou les revendre à des tiers et capturent vos données sur leurs serveurs.

Comme vous l’aurez compris, je vous invite à quitter Facebook et Google+ pour vous réapproprier vos vies digitales.

On se retrouve donc sur Diaspora* !

 

– Damien