pour ceux qui pensent que Google et Gmail sont leurs amis

Google vous le dit : « n’attendez aucun respect de votre vie privée ».

C’est clair, net et précis dans cet article de Next Inpact de 2013.

« En fait, personne n’a le droit de s’attendre au respect de sa vie privée dès lors qu’il donne ses informations à un tiers »

Merci d’être aussi clair M. Google.

Je m’en remets à la conclusion de Consumer Watchog, association de consommateurs, sur leur site : « Si vous tenez à la vie privée de vos correspondants, n’utilisez pas Gmail ».

Cela va même plus loin : si vous écrivez à un utilisateur de Gmail via un autre service email, vous donnez également une part de votre vie privée…

Je me tâte à commencer à boycotter les utilisateurs de Gmail qui, par leur messagerie, mettent en danger ma vie privée et mon intimité.

– Damien

petit rappel : Google détecte vos pensées les plus malsaines dans Gmail

Google lit vos emails et vos correspondances pour vous balancer ensuite de la publicité ciblée. Ça, on le savait depuis longtemps.

La démarche s’est amélioré depuis un certain temps : je vous rappelle que Google a déposé un brevet qui permet de détecter les « phrases problématiques » dans vos textes.

Qu’est-ce qu’une « phrase problématique » ? Tous ce qui pourrait aller à l’encontre de la loi, des conditions d’utilisations de Google ou des conditions d’utilisations de l’entreprise louant cette technologie à Google.

C’est assez effrayant : il va falloir surveiller votre langage et vos idées, sous peine de vous faire reprendre par la machine ! Pas de vulgarités, pas d’idées malsaines et que du politiquement correct !

La fin de la démocratie et de la réflexion commence quand vous ne pouvez plus vous exprimer ou penser. Là, nous sommes dans un cas très clair d’auto-censure potentiel imposé par le service email : si je dis ce que je pense, je serais sanctionné par la machine.

– Damien

Edit : pour quitter Gmail, rien de plus facile, choisissez une alternative gratuite ici

le petit Google et ses 4 milliards de bénéfices

Hourra les amis, la société étasunienne Google se félicite d’avoir généree grâce au viol de vos vies privées 4 milliards de bénéfices. Belle performance, encore meilleure que l’année dernière.

Et oui, tout cela grâce à vous, votre indifférence, vos conversations emails, vos déplacements géolocalisés, vos visionnages de vidéos les plus stupides sur Youtube, vos comportements d’utilisateurs « moutons » des services Google si cools…

Grâce à votre compromission, Google pourra à nouveau se vanter de vous rouler dans la farine en ne payant pas d’impôts auprès de la communauté, en refusant de rendre un peu ce qu’il a volé aux citoyens.

En bon manager, Eric Schmidt se félicitera à nouveau de baiser le système, comme en 2012, en payant des impôts ridicules et balancera à la face du monde qu’il en est fier. Fier de vous escroquer.

« Je suis très fier de la structure que nous avons mise en place. Nous l’avons fait en nous basant sur les incitations que les gouvernements nous ont proposées pour établir nos activités. Cela s’appelle le capitalisme. Nous sommes fièrement capitalistes. Je n’ai aucune gêne à ce sujet ».
– Eric Schmidt auprès de Bloomberg TV.

Doublement bernés, les utilisateurs geindront que « s’pas bien » et replongeront le nez dans leurs téléphones intelligents Android pour regarder la dernière ruade de Kim Kardashian sur Google News.

  • Damien

PS : petite dédicace à notre pays qui constate ce détournement d’argent par des montages fiscaux et qui cautionne en ne faisant rien.

Google aura mis du temps à cracher le morceau officiellement

Et voici donc Google qui change ses conditions générales d’utilisation très clairement :

« Nos systèmes automatisés analysent votre contenu (y compris les emails) pour vous diffuser des fonctionnalités pertinentes pour vous, comme des résultats de recherche personnalisés, de la publicité sur mesure, et détecter spam et malwares. Cette analyse a lieu à la réception, à l’envoi et lors du stockage du contenu. »

Ce serait sympa si les Gmaileurs que j’ai en contact passaient à une autre solution gratuite non intrusive, sans profilage, ni espionnage. Vraiment sympa.

 

– Damien

Google, Facebook… vampires numériques

Suite a une interview d’un expert en sécurité qui donne son avis sur le profilage des internautes, je lisais, atterré, certains commentaires regroupant un mélange d’ignorance et de méconnaissance.

« Google peut m’inonder de pubs, je ne m’y attarde pas car lorsque j’ai un achat à faire ce n’est pas la pub qui va diriger mon choix, loin de là. »

« Et que google dissèque mes émails, je m’en fiche mais trouve cela passablement minable comme procédé. »

« Evidemment, un bon antivirus /anti-ad / anti-spyware ne peut qu’ajouter à votre confort. Perso, je navigue tous les jours sur Google et consorts depuis des années et je n’ai jamais eu le moindre souci. »

« Que les entreprises utilisent Google est une chose. Mais Google n’utilise pas réellement la franchise pour se renseigner sur la clientèle des entreprises. »

En clair :

Certes, j’ai choisi les commentaires les plus gratinés, je l’avoue bien volontiers. Mais j’en lis de cette teneur sur tous les sites d’informations qui abordent le thème de l’influence de la publicité. Les internautes du Point.fr sont donc des costauds qui ne sont pas concernés par les effets de la publicité.

  • si vous pensez vraiment que le publicité n’a pas d’influence sur vous, comment expliquer que des milliards d’Euros soient dépensés chaque année par des entreprises dans ce domaine ? Ces sociétés seraient-elles dans le faux ? Elles dépenseraient des millions pour rien ? Notre esprit serait incorruptible ?
  • pourquoi la mode est-elle à la collecte généralisée de nos données de consommation, de dépenses et de navigation internet ? Est-ce uniquement pour le plaisir de collecter du cookies et du clic ? Là encore, des millions de dollars seraient dépensés pour rien ?

des éléments de réponse

Certains médicaments sont capables d’éteindre des pensées négatives et des désirs, d’autres stimulent le cerveau ou améliorent la concentration. Le cerveau est une suite de réactions chimiques. Les mots, par le biais de la psychothérapie et de thérapies comportementales, vont également créer ces réactions chimiques et réellement nous changer. Dans l’Histoire, on peut observer des sociétés basées sur l’endoctrinement et l’embrigadement des citoyens par les mots, le discours et les images. Le cerveau humain est donc malléable. La publicité, par son travail permanent sur nos esprits, est efficace.

Ces dernières années, les neurosciences ont pris un essor extraordinaire avec le progrès de la technologie, de l’imagerie médicale et de la puissance de calcul des ordinateurs pour simuler et virtualiser toutes les expériences possibles et imaginables. La cartographie du cerveau avance, nos émotions sont décortiquées et nos pensées sont l’objet de recherches de plus en plus poussées.

Le neuromarketing et la neuroéconomie sont des sciences très récentes. Leur but est simple : connaître le fonctionnement de notre cerveau dans le processus de décision lors de la phase d’achat. C’est-à-dire lorsqu’on décide de sortir la carte de crédit pour acheter.

Imaginez un instant une entreprise capable d’influencer vos décisions d’achat dans 10-15% des cas ?

Comment en apprendre le plus sur le cerveau humain ?

Il faut commencer par collecter toutes les données générées par ce même cerveau, ainsi que ces réactions face à divers stimulus : paroles, mots, achats, communication, déplacements, courrier, photos… En les collectant et en les recoupant.

Le processus le plus simple pour vous connaître sur internet est de vous suivre sur le long terme. Si on peut vous suivre pendant 10 ans via votre courrier privée (Gmail, Yahoo, Apple…), via vos photos (Picasa, Flickr), via votre navigation sur internet (avec les navigateurs Google Chrome, Apple Safari), via votre utilisation des réseaux sociaux avec vos commentaires, vos groupes, vos +1, vos repartage (Google+, Facebook), via votre téléphone mobile (Android, Apple), alors on peut vous connaître mieux que quiconque. Mieux que vos parents ou votre femme.

Imaginez-vous avoir au dessus de votre épaule, depuis 10 ans, quelqu’un qui regarde votre vie silencieusement, prenne des notes sur tout ce que vous dites, sur ce que vous faites, sur ce que vous pensez ?

Au-delà de l’abandon de votre vie privée et de votre intimité, de grandes entreprises privées créent des profils isus leurs millions d’utilisateurs. Elles nous percent à jour, elles nous parcourent. Elles sont maintenant capables d’influencer nos vies, nos décisions et nos votes.

Cette collecte permanente de nos données permet à ses entreprises de s’enrichir, de créer des monopoles incontournables, d’augmenter leur emprise sur le net et leurs utilisateurs en les traquant toujours plus.

Avec l’apparition des objets connectés, cette collecte va s’amplifier. La moisson de données pour enrichir les travaux des neuromarketeurs ne fait que commencer.

A un moment, il faudra dire non.

_ Damien

 

(billet publié sur le Blog Libre)

 

edit : merci Augier pour la correction des fautes ^^

Google et son moteur de recherches (très orienté)

Titre bien accrocheur de numerama.com : donc Google a décidé d’être irresponsable

Maintenant que le moteur de recherche Google est devenu incontournable, il va orienter ses résultats. Orienter vers un peu plus de profit ? Certainement ! A vos dépends ? Certainement !

Il va privilégier ses propres services, ses partenaires et ceux qui lui achètent des espaces publicitaires.

J’ai bien aimé le titre de paragraphe : Ne pas dépendre de Google. Simple à dire. Dur à faire”. Et pourtant, il faut décrocher !

– Damien

le big data, cette dictature économique

Vidéo Données, données, donnez-moi

Article Apple va surveiller les assurés ?

Article Facebook active le suivi publicitaire en France

Article Sur Facebook, vos données personnelles ne vous appartiendront plus.

Article Comment les voitures liront votre esprit dans le futur

il est intéressant de voir à quel point nous sommes réduits à des équations et des statistiques. Ou choquant, c’est à vous de voir. Si nous pouvons avoir la sensation que des comportements se recoupent ou des habitudes de consommation se reproduisent, les études statistiques ont pris une ampleur sans nom avec, d’une part, l’augmentation de la puissance des ordinateurs ces 20 dernières années pour simuler et calculer et, d’autre part, l’élargissement du bassin de données exploitables.

Je m’attarderais sur le deuxième point, le gigantesque bassin de données : nous.

Les entreprises commerciales se nourrissent de notre quotidien, de nos conversations, de nos photos, de nos déplacements, de notre physiologie, de notre corps… Au début, il s’agit de nous rendre un service gratuit, d’améliorer notre sécurité ou de nous faire un rabais sur un produit. Gmail offre une messagerie email associée à une suite bureautique en ligne ainsi que de nombreux services gratuits, Facebook nous permet de communiquer avec nos amis, de partager des photos et de jouer, Axa nous propose un rabais sur notre assurance santé si on porte une montre connectée…

Nous sommes leurs puits de pétrole dans lesquels ils forent. Ils exploitent chaque goutte de notre vie privée, de nos statistiques pour rentabiliser leurs investissements. Par investissements, comprenez opportunités de profits personnels.

Puis, arrivera la bascule : le moment où ces compagnies nous demanderont de porter obligatoirement un objet connecté pour contrôler notre santé, notre activité physique, nos déplacements, notre conduite automobile, le remplissage de notre frigo… Nous créeons petit à petit notre future prison numérique.

Aujourd’hui, vous obtenez un rabais parce que vous utilisez une montre connectée et que vous faites de la marche, vous obtiendrez peut être aussi un rabais parce que vous utilisez un frigo connecté… Demain, soyez sur que vous paierez plus cher parce que l’entreprise cherchera votre point faible (surpoids, tachycardie, myopie…) et justifiera ainsi ces primes supplémentaires : « Vous êtes un client à risques mais dans notre grande générosité, nous consentons à vous assurer ». Le modèle se retournera contre nous. Ou alors vous paierez encore plus cher parce que vous refuserez de vous dévoiler ou de vous faire analyser par une multinationale. Ou alors personne ne voudra vous assurer parce que vous refusez de porter un téléphone ou montre avec GPS : on vous reprochera d’avoir des choses à cacher. La liberté aura donc un prix. Ce sera la soumission aux droits des multinationales.

Utiliser des services comme Yahoo, Gmail ou Facebook maintenant, c’est créer la matière première qui amènera à notre futur enfermement. En passant des contrats avec des boites comme Axa ou UnitedHealth, cela leur donne raison de continuer plus avant leur travail de collecte et d’analyse. Négliger l’importance de sa vie privée aujourd’hui se paiera cher dans les années à venir.

Pour conclure, je me dis que résister devient difficile. Les gens n’ont pas conscience de l’importance de la vie privée. Et quand bien même ils soulèvent le problème, ils continuent d’utiliser leur Gmail, iOS et autre Facebook parce que changer, »ça n’est pas leur priorité », excuse entendue mille fois.

Que faire pour imposer le respect de nos vies privées face à des multinationales ?

Quel est le poids des 1,5% utilisateurs de GNU/Linux face à un Windows encore dominant, un Chromebook et un Mac en pleine expansion ?Comment imposer des formats libres alors que 99,9% des gens ne savent pas ce que c’est ?

Comment se débarrasser des OS mobiles propriétaires comme Android, iOS ou Windows alors que les alternatives sérieuses n’existent même pas ? Désolé pour FirefoxOs et ses 0.0001% de parts de marché…

Comment faire comprendre que Facebook est le problème alors qu’il y a plus d’un milliard d’utilisateurs ?

– Damien