contrôler internet pour en faire un grand magasin (de la pensée unique ?)

Tout avait pourtant si bien commencé : les citoyens du monde entier venaient trouver un espace d’échanges et de communication inégalée sur internet.

Emails, forums, réseaux sociaux, plate-formes de blogs, peer-to-peer, bittorents… des nouveaux outils apparaissaient chaque jour.

les premiers à réagir contre internet : les parasites ayant-droits

Le business de la musique a été le premier secteur concerné par la révolution internet : les fichiers de musique s’échangeaient comme des petits pains. Au lieu de changer leur modèle économique face à un outil si puissant, les ayant-droits, autrement appelés par moi les « ayants-rentes à vie » (d’ailleurs, à ce propos, ne devrait-on pas s’inspirer d’eux pour le revenu à vie ?), demandent une première intrusion dans les données privées des internautes : et oui, nous sommes tous coupables. Ca commençait comme ça.

Lutter contre la copie d’oeuvres, pourquoi pas mais pas aux détriments des libertés civiles que la présidence Sarkozy a commencé à ronger en confiant cette mission d’espionnage à des sociétés privées et dont la présidence Hollande a très largement poursuivi le travail, alors qu’il avait promis l’arrêt d’Hadopi pendant sa campagne électorale, premier mensonge de sa part.

Aucune société privée ne lit mon courrier postale, pourquoi une société privée lirait mes échanges numériques ?

L’industrie cinématographique s’insérera dans la brêche pour eux aussi défendre leurs intérêts alors que la fréquentation dans les salles bat des records ces dernières années..

Les seconds à réagir : les gouvernements

Internet a été pour moi et pour la quasi totalité d’entre nous la possibilité d’acquérir de nouvelles connaissances.

Je n’avais jamais entendu parler de GNU Linux et de logiciles libres alors que j’étais un Windowsien forcé. J’ai amélioré mes connaissances en culture générale, en compréhension des systèmes qui régissent l’economie et les enjeux du capitalisme. J’ai écouté des conférences auxquelles je n’aurai jamais pu participé. J’ai découvert des domaines qui m’étaient complètement inconnus à ce jour : la démocratie participative ou le tirage au sort en politique, l’importance de la vie privée, les alternatives écologiques, le travail sur les neurosciences, l’action de nombreuses associations ou ONG…

Je ne suis pas devenu un génie, loin de là, mais j’ai découvert d’autres idées, d’autres voies à emprunter. J’ai touché du doigt un savoir extraordinaire. C’est le grand pouvoir d’internet.

C’est également le problème que pose internet aux gouvernements, aux politiques et aux entreprises en général : les citoyens se sont libérés d’un discours à sens unique, du politique / entreprise vers le citoyen / salarié. Le citoyen ne gobe plus la parole de dieu : il peut maintenant vérifier ce qu’on lui dit, prendre l’avis d’autres personnes, apporter la contradiction avec des éléments solides et vouloir autre chose.

De plus, internet permet de s’organiser entre citoyens très facilement, de se mobiliser, de lancer des débats, des manifestations, des rencontres, de réflechir ensemble telle une pensée collective.

Difficile de faire avaler des couleuvres à ces citoyens, de censurer des propos pour arranger la vérité avec un tel outil entre les mains de tous. Internet oblige à une chose que les gouvernants politiques et économiques détestent : être transparent et rendre des comptes ! Voilà le souci.

Les gouvernements ont donc compris qu’internet est une source de problèmes. Il faut tenter de le contrôler. Traquer les internautes et leurs activités, restreindre leurs actions, limiter les effets…

combien de lois seront votées pour tuer internet ?

Les USA ont inventé un programme d’écoute mondiale du réseau. La Grande Bretagne fait censurer internet via ses FAI qui doivent filtrer les sites classé X, ce qui provoquent des censures accidentelles de sites non classé X. L’Australie a banni l’enseignement de la cryptographie / chiffrement sur internet. La France s’est doté d’un programme de surveillance de ses citoyens sur internet et dans leur quotidien sans faire appel à l’intervention d’un juge.

Même Google s’inquiète de la censure politique sur internet. Il suffit de voir ce panorama mondial de censure étatique pour comprendre les enjeux.

le magasin de la pensée unique

Internet propose des discours alternatifs à ce que nous proposent nos gouvernants.

Travailler plus pour gagner plus, système pyramidale de l’entreprise, actionnariat et destruction du droit du travail s’opposent aux propositions du revenu de base ou revenu à vie, à la diminution du temps de travail, aux modèles economiques alternatifs comme les SCOOP ou la gouvernance horizontale sans hierarchie, à l’economie de la redistribution et du partage, au Do It Yourself.

Austerité budgétaire, pensée unique (There Is No Alternative), centralisation de l’Etat s’opposent à décentralisation, initiatives locales, multiples alternatvies, nouvelles idées.

Je ne sais pas si toutes les idées générées par internet sont bonnes ou applicables, ça n’est pas mon propos, mais elles ont le mérite d’exister. Nous pouvons les inclure dans notre réflexion.

Nos sociétés occidentales reposent sur un modèle de gouvernance dépassé, le chef, qu’il soit politique ou d’entreprise, seul habilité à ordonner, dominer ou à condamner.

Nos économies sont focalisées sur le modèle capitaliste basé sur la consommation de masse, sur la recherche de profit à moindre cout des entreprises, oú l’austérité budgétaire des Etats est la règle. Le moindre cout, c’est nous, l’austérité, c’est encore qui nous la subissons.

Internet rend le pouvoir de décision à tout le monde et doit nous pousser à échanger, en évitant les écueils que nous voyons apparaître quelques fois : propos trop virulents, trolls, insultes. Laissons ça à la vieille politique, à ceux qui détestent internet. Ne leur faisons pas se plaisir, ne nous comportons pas comme eux.

Internet n’est pas la réponse à tout mais un début de réponse.

– Damien

comment créer sa campagne participative sur internet

Suite au retour de la Spirale, je republie certains billets. Ce billet est une prise de notes de la conférence de Nathael Pajani qui a animé la campagne de financement de Domotab.  Conférence tenue dans le cadre des 15èmes Journées du Logiciel Libre (Lyon) le samedi 12 avril 2014.

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1)  faire des dons à un blog ou une association, c’est possible

Les plus connus sont Flattr et Paypal : ce sont outils qui simplifient le financement et permettent d’assurer un fonctionnement dans le temps. On peut prendre les exemples de wikipedia et de framasoft.

2) Quel est l’intérêt de faire financer le projet par le biais d’une campagne participative ?

Cela permet :

– de se faire connaître du grand public

– d’avoir un retour en créant une communauté qui se fédère autour de votre projet

– de récolter des fonds, évidemment, pour lancer son projet.

– de préparer une autre campagne de financement

3) Quelles sont les plate-formes existantes ?

– Kickstarter, le plus connu

– Ululu (fr)

– kisskissbang

– Indiegogo

Ces plate-formes prennent de 7 à 12% de commission au passage. Si ça ne marche pas, les fonds reviennent aux particuliers. Indiegogo, par contre, propose de récupérer les fonds engagés par les souscripteurs, même si le niveau final n’est pas atteint. Par contre, Indiegogo prend une plus grande commission si la campagne n’atteint pas le palier de 100%.

Elles amènent une visibilité sur une site accessible, à destination des professionnels et du grand public.

Attention donc au choix de la plate-forme au départ.

Alternatives libres : 

– Selfstarter

Pas simple à installer. Pas simple a diffuser car on est tout seul. Peut être à utiliser en complément lors de sa campagne ?

Pour les logiciels, une plate-forme dédiée existe : OpenFunding

Les développeurs demandent de l’argent selon les fonctions à développer : les gens paient selon ce qu’ils veulent voir développer en priorité.

4) Et en pratique ?

– il faut commener par choisir sa plate-forme (indiegogo permettra de réussir sa campagne, c’est-à-dire de la conclure même si la totalité des fonds n’est pas récoltée, pas les autres).

– il faut choisir une durée et un objectif. La durée peut être repoussée en cours de campagne : il est parfois dommage d’arrêter sa campagne alors que la levée de fonds atteint 90%.

– Il faut penser aux contreparties données aux souscripteurs selon le montant donné : il est intéressant de créer des paliers de contribution qui permettront aux souscripteurs d’avoir des bonus ou des choses inédites, pour les remercier de leur participation financière. En cas de cadeaux ou goodies, attention aux frais de port. En cas de produits finis offerts, attention aux taxes ! L’intérêt est d’offrir quelque chose qui coutera moins que ce que la personne offre comme fonds.

– Il faut ensuite s’assurer de bien presenter le projet, le produit et l’equipe. Pour la présentation du projet, penser à faire court et accrocheur : il faut vendre le produit sur le site de campagne, il faut donner envie aux gens de participer !

– il faut également penser à mettre en place un site annexe où le produit sera présenté dans son entiereté, dans son aspect le plus technique. Pas sur la plate-forme de financement.

– L’intérêt, avant de lancer sa campagne participative, c’est d’être déjà connu avant.

5) Pendant la campagne ? 

Il faut faire vivre la campagne et avoir un maximum de temps pour la faire vivre le mieux possible.

Le site annexe devra être mis à jour quotidiennement ou presque. Il faudra du temps pour répondre aux commentaires sur le site participatif et sur le site annexe. Si vous le pouvez, faites que d’autres sites parlent de vous et de votre projet. Il faut publier et faire publier de l’information sur votre projet. Les réseaux sociaux seront également très sollicités pour faire parler de votre campagne.

6) L’après campagne

Une fois la campagne terminée et 100% des fonds atteint, il faudra continuer à informer vos souscripteurs et le public de l’avancement du projet via le site annexe. Il ne faut pas laisser les contributeurs dans le vide.

Conclusion

Les plate-formes amènent une visibilité très forte. les premiers à vous soutenir seront les membres de votre entourage, amis, familles, collègues, afin d’attirer d’autres cercles, d’autres publics et de déclencher une meilleur visibilité dans le site participatif lui-même.

L’intérêt de lancer une campagne doit être mesurée : cela prend du temps, beaucoup de temps sur une période plus ou moins courte, c’est un réel effort à fournir pendant la période. On lance pas une campagne pour 500 €…

 

plaidoyer pour internet et la transparence

« Je suis fondamentalement convaincu qu’Internet peut mettre fin à l’asymétrie de l’information qu’ont imposé les puissants au reste du monde. C’est le sens de notre combat. Un renversement des transparences : ce n’est pas à l’État de tout savoir de ses citoyens, mais aux citoyens de tout savoir de l’État »

– Julien Assange

Cette citation de Julien Assange résume ces 40 dernières années de cheminement de l’information.

Nous ne voulons plus que la parole politique soit dispensée par quelques aristocrates politiques, soutenus par des médias pseudo officiels financés par le monde de la banque, de l’armement, du BTP… vivant eux-mêmes de la commande publique

Nous ne voulons plus que l’Etat décide de projets comme le traité d’affaires TAFTA dans notre dos.

Nous ne voulons plus les cadeaux fiscaux de l’Etat aux plus grandes corporations de ce monde au dépens des contribuables.

Nous ne voulons plus être infantilisés par l’Etat qui nous explique que les services publiques coûtent trop chers alors que c’est la dette générée auprès des banques privées qui tue notre économie.

Nous ne voulons plus que les lobbys financiers écrivent les lois pour les députés.

Nous ne voulons plus d’un Etat qui part en guerre dans des pays étrangers pour sauvegarder les intérêts financiers de groupes privés qui exploitent les populations locales et leurs ressources minières et agricoles.

Nous ne voulons pas d’un Etat qui espionne ses citoyens pour empêcher les journalistes indépendants de faire leur travail et les citoyens de s’exprimer librement sur internet.

Nous voulons la transparence à tous les étages de la démocratie, de la mairie de quartier au sommet de l’Elysée.

Internet est notre outil, à nous les citoyens, c’est le seul que nous ayons pour demander des comptes ouvertement et directement à l’ensemble de nos élus.

Alors non, ne laissons pas internet devenir une télévision 2.0 avec la Loi sur le Renseignement, ne passons pas sous surveillance.

 

– Damien

mars 1956 – mars 2015 : la France redevient un état policier

12 mars 1956
Le Gouvernement Guy Mollet demande et obtient le vote des pouvoirs spéciaux : « Le gouvernement disposera en Algérie des pouvoirs les plus étendus pour prendre toutes les mesures exceptionnelles commandées par les circonstances, en vue du rétablissement de l’ordre, de la protection des personnes et des biens et de la sauvegarde du territoire ».

Mars 2015
Le gouvernement Manuel Valls demande et obtient le vote des pouvoirs spéciaux via la Loi sur le Renseignement : « Le gouvernement disposera en France des pouvoirs les plus étendus pour prendre toutes les mesures exceptionnelles commandées par les circonstances, en vue du retablissement de l’ordre, de la protection des personnes et des biens et de la sauvegarde du territoire face à la menace internet ».

Les pouvoirs exceptionnels, une habitude de notre supposée démocratie ?

Comme d’habitude, l’aristocratie politique prend des mesures inédites, qui ne figuraient dans aucun programme politique PS ou UMP, dans le seul et unique but de se donner le beau rôle paternaliste du protecteur de la nation, sans aucune consultation des citoyens . La censure (d’internet) sans passer par le pouvoir judiciaire est une étape assez incroyable dans un pays européen dit moderne.

Tout ça pourquoi ? Détruire la confiance des citoyens dans l’Etat ? Saboter la liberté de penser et de parole ? Parce que notre pays est en danger de destruction totale à cause de 3 tarés qui ont tués douze personnes ?

Une fois que ces beaux pouvoirs sont confiés à la police, qui contrôlera le travail de la police ? Car oui, la police avec la Loi sur le Renseignement devient enquêteur et bourreau, initiateur de l’enquête et déclencheur de la punition.

Bienvenue dans un état policier.

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Note : billet écrit le lundi 30 mars, et hop, nouveauté du mardi 31 mars, le blocage des sites sans intervention de la justice s’étend au proxénétisme en ligne ! A chaque semaine, son blocage administratif supplémentaire. A quand le blocage des sites qui critiquent les politiciens ?

réguler internet, la tentation politique devient réalité

Régulation : nom féminin. (ancien français réguler, du bas latin regulare, régler)
1) Action de régler un appareil, d’en corriger le fonctionnement ; fait d’être réglé
2) Fait d’assurer un fonctionnement correct, un rythme régulier

 

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Les tentatives ici et là de régulation d’internet n’ont qu’un seul et unique but : empêcher la liberté d’expression.

Internet permet de prendre la parole, chose que les politiciens ne supportent plus.

Quelle infamie de se faire reprendre par une personne issue de « la France d’en bas » (dixit Raffarin) : « mais qu’ont-ils tous à avoir quelque chose à dire… » est un bon résumé de la pensée de certains. La langue de bois ne fonctionne plus avec la vérification des faits et des chiffres que l’on peut faire sur le net, sans parler des vidéos et des documents publiés toujours présents sur la toile. Difficile de se donner le bon rôle ou de passer pour un héros quand on est juste médiocre. Les hommes politiques vont maintenant avoir l’obligation d’arrêter de dire des conneries et de mentir honteusement à tout bout de champs.

En fait, ne pas dire de connerie et ne pas mentir, c’est ce qu’une personne fait en général dans son travail : il faut travailler correctement sous peine d’être averti, sanctionné ou renvoyé. Je me demande bien qui peut sanctionner un homme politique indigne, incompétent ou menteur dans notre si belle démocratie ? Personne en fait et c’est anormal. Les hommes politiques ne subissent aucun contrôle, ils sont irrévocables par les citoyens. Sauf internet.

Dans un second temps, je me suis rendu compte qu’internet révèle l’inutilité de l’homme politique. Les sources d’informations classiques, télé-radio-presse, sont complètement bousculées par internet. Je connais de nombreuses associations très compétentes qui maintenant ont une exposition nationale, voir mondiale grâce à la toile. Il en est de même pour de nombreux blogs ou sites internet sérieux.

Quelle est la valeur ajoutée d’un homme politique qui n’a souvent fait qu’une seule chose tout au long de sa carrière, se situer dans un courant politique (extrême droite, droite, centre, gauche, extrême gauche) pour préparer sa future échéance électorale ?

Nos aristocrates politiques n’ont souvent qu’une seule spécialité : le situationnisme, sans parler du fait qu’ils ne nous représentent plus et sont aux ordres du premier lobby économique qui passe (tabac, voiture, assurances, armement, médical, banques…). Qui contrôle le travail des politiciens hormis eux-mêmes ?

Internet a tout changé. Et les politiciens, comme les maisons de disques ou les journaux papier, font partie du passé. Ils ne le savent pas encore mais ils sont obsolètes. Ou alors ils le savent et vont se débattre pour ne pas sombrer.

On comprend alors mieux la volonté des politiciens de verrouiller la parole citoyenne par tous les moyens : on ressort donc la lutte contre le terrorisme ou la pédophilie pour pousser vers un internet aseptisé et contrôlé (loi de Programmation Militaire, Loi sur le Renseignement de Cazeneuve et Valls, plus belle la gauche ?). Ils voudraient faire d’internet une nouvelle télévision avec 65 millions de moutons passifs qui seront abreuvés de messages officiels, contenu publicitaire, sans culture, ni liberté.

Le problème sur internet, ce ne sont pas les terroristes, mais ce sont les citoyens qui ne veulent plus subir la démocratie telle qu’elle est dans ce pays. Quelle démocratie avec 50% d’abstention lors des élections Départementales ? La faute à qui ? Aux citoyens négligeants ou à l’offre politique proposée avec des programmes économiques, sociaux et financiers communs UMP-PS ?

Pour en revenir au mot réguler, employons une définition plus appropriée pour les politiciens : censurer et neutraliser internet.

Cinq vidéos de 5 minutes à consulter en vrac pour avoir un avis éclairé, celui de Benjamin Bayart (merci Walane pour le lien)

http://bit.ly/18PPRNJ

Extrait vidéo de Jean-Marc Jancovici sur les politiciens, leur ouverture d’esprit, leur disponibilité et leurs « compétences »

https://www.youtube.com/watch?v=mm7jghN51gU

Qui propose un autre modèle de gouvernance ?

 

– Damien

horrifié par le prix d’un iPhone ou d’un Samsung Galaxy ?

600 €, un bout de plastique rectangulaire, pour passer des coups de fil et faire joujou avec 3 applications, ca me fait halluciner.

Faut-il mettre la moitié d’un SMIC dans un téléphone, sérieusement ?

N’y a-t-il pas des choses plus importantes à acheter pour vous ou votre famille pour ce montant là ?

600 €, c’est :

– un lave-linge séchant utile pour toute la famille

– c’est un ordinateur fixe ou portable de bonne qualité

– un lave vaisselle haut de gamme

– trois téléphones de bonne qualité [1] [2] [3]

Bon, j’arrête ma démonstration à deux balles. Je pense qu’il faut mettre les choses en perspective. L’informatique, internet, les smartphones… tout ça, c’est bien mais quel sens donner à nos achats ? Achetons-nous les choses pour correspondre à une mode ou sommes-nous ancrés dans le réel ?

Je suis un fan de nouvelles technologies. J’adore comparer, observer et acheter mais pas à n’importe quel prix et pas n’importe quoi, et surtout, selon mes besoins.

Le marketing a un pouvoir très important : celui de nous faire acheter ou « craquer » pour des choses surdimensionnées par rapport à nos besoins ou des produits à la mode, tout simplement. Et certaines compagnies sont meilleures que d’autres pour vendre du rêve.

C’est à nous, en tant que consommateurs, de faire appel à notre esprit critique et notre esprit d’analyse pour étudier nos besoins et acheter en conséquence. Pas en se faisant influencer et manipuler par le marketing ou un vendeur commissionné dans un magasin.

Pour conclure, je pense qu’Internet est un avantage pour les consommateurs responsables : il permet de se renseigner sur l’existence de produits alternatifs, les caractéristiques d’un produit, sur l’avis des consommateurs et de trouver la source pour acheter au meilleur prix.

– Damien

 

fusion de l’ARCEP et du CSA, épisode 3

Le gouvernement Ayrault parlait de la possibilité de fusionner l’ARCEP et le CSA, c’est-à-dire fusionner le régulateur des telecoms et le régulateur audiovisuel historique.

Rappelons la mission du CSA : « […] la protection des mineurs, le respect de l’expression pluraliste des courants d’opinion, l’organisation des campagnes électorales à la radio et à la télévision, la rigueur dans le traitement de l’information, l’attribution des fréquences aux opérateurs, le respect de la dignité de la personne humaine, la protection des consommateurs. De plus, le Conseil est chargé de « veiller à la défense et à l’illustration de la langue et de la culture françaises » sur les antennes. Plus récemment, il a reçu de nouvelles missions : rendre les programmes de la télévision accessibles aux personnes souffrant d’un handicap auditif ou visuel ; veiller à la représentation de la diversité de notre société dans les médias ; contribuer aux actions en faveur de la protection de la santé, etc. » (source)

Et pour L’ARCEP : « […] est chargée d’accompagner l’ouverture à la concurrence du secteur des télécommunications, et pour réguler les marchés correspondants. Dans ce secteur d’activité, le rôle essentiel de l’Autorité est de veiller à l’exercice d’une concurrence effective et loyale au bénéfice des consommateurs sur le marché des communications électroniques. » (source)

Mais l’idée a été abandonnée.

Puis elle est revenue sur le devant de la scène en octobre 2014 lors d’un discours de François Hollande. L’idée est donc dans l’air mais pas vraiment mise en oeuvre.

Début janvier 2015, c’est une ex Hadopi, rejoignant le CSA (faut bien s’recaser ma brave dame), qui parle à nouveau d’une possibilité de fusion ARCEP-CSA.

Et si nos décideurs faisaient une fusion ARCEP-CSA-Hadopi, ce serait pas beau pour l’internaute Français ? Quelle chance d’avoir une telle usine à gaz, de quoi tuer l’internet made in France ?

Petites questions à la volée :

  • Est-ce que cette organisme va donner de bonnes et de mauvaises notes aux acteurs du secteur (les GAFA…) ? Et si oui sur quels critères ? Seront-ils obligés d’obéir, sinon fessée ?
  • Quant aux internautes, cette autorité va-t-elle également s’intéresser à eux via leurs contenus ?
  • Cette organie sera-t-elle (enfin) la garante de la neutralité du net ou acquise aux lobbys des telecoms ?

Beaucoup de questions en attendant plus de précision. J’ai l’impression que nous allons avoir le droit à du lourd comme les administrations françaises savent si bien le faire…

Jérémie Zimmermann co-fondateur de La Quadrature du Net donne son avis ici.

 

– Damien

l’outil de radicalisation numero 1

Nos hommes politiques de tout bord veulent lutter contre la radicalisation des personnes perdues.

Et ils ont raison. Oui, un nouveau média radicalise les gens, ce média détruit la culture et détruit l’intelligence.

Ce media s’est immiscé doucement dans notre quotidien, il a coupé les discussions familiales, il a lobotomisé les plus jeunes et les moins jeunes par des programmes plus inutiles les uns que les autres, oú les jeux les plus débiles sont la norme, oú chacun attend d’être tiré au sort pour être la vedette éphèmère du moment.

Ce média a tué le débat d’idées en résumant / réduisant les idées à des slogans de quelques mots. En minimsant la pensée et la réflexion.

Il a également tué les idées alternatives et ne ressasse que le meme axe de pensée, une pensée unique répetée comme un mantra sans fin : économie libérale, nucléaire, voiture, trop d’impots, travailler plus pour gagner plus, il faut consommer, les pauvres coutent chers, recherche de la croissance…

ce média a abreuvé nos cerveaux de publicité, nous baignant dans un modèle de vie rêvée : grosse voiture rutilante, épouse souriante habillée à la mode, enfants en bonne santé dans leurs vêtements de marque, ordinateurs portables couteux, téléphone portable dernier cri, maison dont on est le propriétaire, toujours prêts à partir en voyage au ski l’hiver, sous les palmiers l’été.

Ce média ne montre qu’un modèle de pensée, celui incarné par ses propriétaires, de grands multinationales à la recherche de plus de profit (donc de plus de consommation).

Ce média qui nous radicalise, c’est la télé. Pas internet.

La télé n’a qu’un seul but : vendre de la publicité, du temps de cerveau disponible. Pas internet.

Internet est justement tout l’inverse. C’est la participation de tous qui en fait la force, c’est la possibilité d’écouter de nombreuses voies, de trouver de la culture, de découvrir des alternatives ou de nouveaux modèles de fonctionnement politiques et économiques.

On comprend mieux l’acharnement de nos politiciens à vouloir vérrouiller internet : nous leur échappons grâce à plus de culture, d’ouverture et de connaissance. Difficile de tromper un peuple quand celui ci peut vérifier ce qu’on lui raconte. Difficile de se voir reprocher les promesses faites alors qu’elles sont vérifiables sur internet.

Oui, internet est peu bordélique et oui certains l’utilisent pour leur petite propagande d’idées noires, mais ca n’est qu’une infime minorité et c’est l’excuse utilisée par nos politiques pour censurer le seul et unique média encore libre.

 

– Damien

 

 

internet, ôtez cette transparence que je ne saurais voir

Le travail de journaux d’investigation est maintenant renforcé par la circulation de l’information via internet au travers des blogs, réseaux sociaux, forums, blogs… Je prends l’exemple de la révélation du Canard Enchainé sur 60 députés français qui frauderaient le fisc. Ca tourne sur le net et les gens sont informés.

Les promesses pré-élections sont maintenant suivies en “temps réel” pendant le mandat de la personne élue (voir le site des réalisations de F. Hollande et N. Sarkozy en son temps).

Auparavant, la vérification des faits ne s’imposaient pas. Les politiciens étaient rarement contredits, rarement repris quand ils annonçaient une grosse bêtise ou un gros mensonge. Aujourd’hui, cette vérification des faits est devenue essentielle. La recherche de la vérité l’emporte sur le discours politique. Par discours politique, j’entends la parole qui convainc, celle qui embrigade et convertit les gens à votre cause. J’emploierai le terme d’arguments marketing. Tout cela est fini : un homme politique se doit maintenant de dire la vérité, obligation récente. Il ne peut plus jouer, sa belle parole ne tient plus toute seule. Il faut y accoler de vraies sources, de vrais arguments provenant d’organismes sérieux et objectifs comme l’INSEE par exemple. Dure vie de politiciens…

J’ai souvent entendu dire que les Français n’ont pas de mémoire en politique, internet va donc pallier à ce manque.

Une fois le politique pris à défaut, c’est là qu’internet se déchaîne. Le citoyen, par écran interposé, reprend une partie de son pouvoir de citoyen : il critique publiquement.

Prennons l’exemple récent de M. Mariani sur Twitter :

mariani
Encore fallait-il savoir que M. Bayrou n’est plus député depuis 2012… Bêtise, stupidité, égo démesuré, mensonge, je vous laisse barrer la mention inutile.

Le politique a bien du mal avec la critique sur son travail, ses approximations, ses mensonges, ses bêtises. On peut reconnaître que la critique est quelques fois violente et peu mesurée. Mais quoi, c’est difficile pour le citoyen de gérer une liberté retrouvée. Car oui, internet permet à tous d’utiliser une liberté retrouvée : la parole publique. Certains découvrent que la parole des politiques n’est pas parole d’évangile et que l’on peut remettre en cause une démonstration faite sur TF1 au JT de 20h par un président ou un premier ministre.

Le discours public était seul réservé aux politiciens ces 50 dernières années via la télé, la radio ou la presse. Petit bémol avec la radio qui a su, dans les années 80, se libérer du contrôle de l’Etat avec le phénomène des radios libres et où l’auditeur a commencé à avoir la parole. Ce qui ne veut pas dire non plus que la parole du citoyen est plus censée ou plus intéressante que celle du politique, preuve en est certains talk shows radiophoniques ou télévisuelles “bas de plancher” mais au moins, elle émerge, elle reprend sa place.

La parole publique était donc une histoire de castes : les journalistes, les célébrités et les politiques.

Internet a opéré un changement radical dans l’économie mais également dans la politique, dans la vie de la cité. On comprend que la vieille génération soit bousculée et tente par tous les moyens d’utiliser la loi pour dompter internet, cet espace non civilisé et sauvage vous diront-mêmes certains.

On va donc employer un outil de censure sans pareil en France où le pouvoir exécutif va s’octroyer le pouvoir judiciaire : pour lutter contre 500 voir 1 000 personnes qui veulent aller faire la guerre à l’étranger au nom de leurs idées, l’État français va adopter une loi d’exception faisant reculer la séparation des pouvoirs de notre pays et les libertés individuelles de l’ensemble des citoyens.

Rappelons que cette loi est totalement inefficace car la consultation de sites interdits sera facilement contournée par l’installation d’un Firefox sous TOR (3 minutes pour l’installer sur un ordinateur), l’utilisation d’un VPN ( à partir de 5 € par mois, installation en 10 minutes), la mise en place d’un mot de passe sur le site concerné ou le partage de contenu par simple clé USB…etc. Le filtrage va donc être un grand foirage à venir, belle efficacité de [mode Damien énervé ON] nos parlementaires infoutus de comprendre le monde dans lequel ils vivent [mode Damien énervé OFF].

Au passage, on aura rongé la liberté des citoyens, ça n’est pas bien grave, nous avons l’habitude : Loi de Programmation Militaire, espionnage à tous les étages du citoyen, lois censées lutter contre le terrorisme

On se donne rendez-vous dans un an, quand l’actuel ministre de l’intérieur (ou le prochain, ils sont tous interchangeables) viendra nous dire qu’une nouvelle loi va bientôt être votée, pour notre bien évidemment, avec encore, la suppression de nouveaux morceaux de notre liberté.

Peut être qu’un jour, on viendra nous dire que le mieux, c’est de ne plus aller internet, ca ira plus vite :p

En attendant, vous pouvez toujours contacter votre député ou votre sénateur pour lui dire que cette loi sera complètement inefficace, coûteuse et liberticide, et qu’ils auraient meilleur compte de s’occuper du cas de deux députés, De Courson et Dumont, obéissant comme de bons petits toutous à une entreprise américaine de tabac, qui va nous faire perdre beaucoup d’argent et qui nous empoisonne paisiblement.

 

– Damien