l’UMP et le PS ont tué la démocratie représentative

Autant tout un chacun supportait la démocratie représentative depuis des décennies quand les questions abordées avaient 2 réponses possibles, 2 visions du monde clairement différentes : la vision de la « droite » et la vision de la « gauche ».

C’était facile de se repérer. Un peu simpliste mais on jurait allégeance à un des deux blocs et on pouvait tenir comme ça toute une vie.

Puis la mascarade a cessé quand la caste dirigeante, l’aristocratie élective, a commencé à avoir les mêmes avis sur tout,  en se soutenant mutuellement par moment, voir, en s’extrayant de certaines lois.

La droite et la gauche, symboliquement représentées par le RPR-UMP et le PS, ont été d’accord pour effacer le résultat du référendum de 2005 sur la Constitution Européenne que les citoyens avaient rejetés.

Ils ont été accord sur la façon de réguler la crise financière de 2008 (renflouer les banques avec notre argent à taux 0 et ne rien changer au secteur bancaire). Ils sont d’accord sur la croyance de la croissance comme but ultime à atteindre, ils prônent donc un capitalisme sans limite, ni morale. Ils sont d’accord pour laisser l’évasion fiscale des entreprises et des particuliers les plus riches perdurer (80 milliards € par an qui disparaissent de notre budget d’Etat quand le déficit de la sécurité sociale, c’est 12 milliards). Ils sont également d’accord pour détruire nos normes sociales, écologiques et sanitaires en signant dans notre dos et en douce des traités de commerce permettant aux multinationales de s’enrichir encore plus, en nous condamnant à n’être que des consommateurs.

Ils sont d’accord pour ne rien faire sur l’écologie (qui doit rester un gadget) et le rechauffement climatique (il va faire chaud mais on s’en fout).

Ils sont d’accord sur la politique étrangère (plutôt pro US, pro Israël, anti Russie, courbettes devant les dictatures pétrolifères (Qatar, Arabie Saoudite, Émirats Arabes Unis) et la Chine comme atelier du monde.

Sauf qu’aujourd’hui, les décisions économiques et sociales frappent de plein fouet la vie des citoyens : ces décisions, comme la loi Macron ou la loi sur renseignement, baissent les normes sociales, intellectuelles et économiques des citoyens. Les avancées sociales et le progrès peuvent à tout moment remis en cause par un gouvernement de « gauche », comme c’est le cas en ce moment.

Au final quelle différence entre ces 2 partis politiques ?

Là, la démocratie représentative devient un problème : quand les 2 blocs idéologiques ne font plus qu’un pour favoriser les intérêts privés des plus riches contre les plus pauvres, quand ils ne travaillent plus pour l’intérêt général, leur fusion idéologique devient évidente.

Le RPR-UMP et le PS ont tué la démocratie représentative en ne représentant plus les citoyens qui les élisent depuis très longtemps. Ces deux partis au final suivent bien un modèle de gouvernance, celui des entreprise et des lobbys, celui des actionnaires et des managers à la recherche du profit maximal aux dépends des citoyens.

Il serait bien temps que les citoyens ne cautionnent plus cette escroquerie qu’est le vote, cette imposture que sont les mandats de députés et cette mascarade d’un pouvoir exécutif, non pas au service des Français mais de leur propre intérêt personnel.

– Damien

 

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il est intéressant de voir à quel point nous sommes réduits à des équations et des statistiques. Ou choquant, c’est à vous de voir. Si nous pouvons avoir la sensation que des comportements se recoupent ou des habitudes de consommation se reproduisent, les études statistiques ont pris une ampleur sans nom avec, d’une part, l’augmentation de la puissance des ordinateurs ces 20 dernières années pour simuler et calculer et, d’autre part, l’élargissement du bassin de données exploitables.

Je m’attarderais sur le deuxième point, le gigantesque bassin de données : nous.

Les entreprises commerciales se nourrissent de notre quotidien, de nos conversations, de nos photos, de nos déplacements, de notre physiologie, de notre corps… Au début, il s’agit de nous rendre un service gratuit, d’améliorer notre sécurité ou de nous faire un rabais sur un produit. Gmail offre une messagerie email associée à une suite bureautique en ligne ainsi que de nombreux services gratuits, Facebook nous permet de communiquer avec nos amis, de partager des photos et de jouer, Axa nous propose un rabais sur notre assurance santé si on porte une montre connectée…

Nous sommes leurs puits de pétrole dans lesquels ils forent. Ils exploitent chaque goutte de notre vie privée, de nos statistiques pour rentabiliser leurs investissements. Par investissements, comprenez opportunités de profits personnels.

Puis, arrivera la bascule : le moment où ces compagnies nous demanderont de porter obligatoirement un objet connecté pour contrôler notre santé, notre activité physique, nos déplacements, notre conduite automobile, le remplissage de notre frigo… Nous créeons petit à petit notre future prison numérique.

Aujourd’hui, vous obtenez un rabais parce que vous utilisez une montre connectée et que vous faites de la marche, vous obtiendrez peut être aussi un rabais parce que vous utilisez un frigo connecté… Demain, soyez sur que vous paierez plus cher parce que l’entreprise cherchera votre point faible (surpoids, tachycardie, myopie…) et justifiera ainsi ces primes supplémentaires : « Vous êtes un client à risques mais dans notre grande générosité, nous consentons à vous assurer ». Le modèle se retournera contre nous. Ou alors vous paierez encore plus cher parce que vous refuserez de vous dévoiler ou de vous faire analyser par une multinationale. Ou alors personne ne voudra vous assurer parce que vous refusez de porter un téléphone ou montre avec GPS : on vous reprochera d’avoir des choses à cacher. La liberté aura donc un prix. Ce sera la soumission aux droits des multinationales.

Utiliser des services comme Yahoo, Gmail ou Facebook maintenant, c’est créer la matière première qui amènera à notre futur enfermement. En passant des contrats avec des boites comme Axa ou UnitedHealth, cela leur donne raison de continuer plus avant leur travail de collecte et d’analyse. Négliger l’importance de sa vie privée aujourd’hui se paiera cher dans les années à venir.

Pour conclure, je me dis que résister devient difficile. Les gens n’ont pas conscience de l’importance de la vie privée. Et quand bien même ils soulèvent le problème, ils continuent d’utiliser leur Gmail, iOS et autre Facebook parce que changer, »ça n’est pas leur priorité », excuse entendue mille fois.

Que faire pour imposer le respect de nos vies privées face à des multinationales ?

Quel est le poids des 1,5% utilisateurs de GNU/Linux face à un Windows encore dominant, un Chromebook et un Mac en pleine expansion ?Comment imposer des formats libres alors que 99,9% des gens ne savent pas ce que c’est ?

Comment se débarrasser des OS mobiles propriétaires comme Android, iOS ou Windows alors que les alternatives sérieuses n’existent même pas ? Désolé pour FirefoxOs et ses 0.0001% de parts de marché…

Comment faire comprendre que Facebook est le problème alors qu’il y a plus d’un milliard d’utilisateurs ?

– Damien