je pose des questions, ça vous choque ?

Une simple question sur la nourriture peut choquer.

Alors que j’entendais une discussion sur un nouveau restaurant dont la base est le poulet à toutes les sauces, j’ai demandé :

« On sait quelle est l’origine du poulet, batterie, bio ou élevé en plein air ? ».

Cette question anodine a donc lancé un grand froid. J’apparaissais comme le rabat-joie et le pénible de service. Telle n’était pas mon intention, je voulais juste savoir ce que j’allais potentiellement manger en allant dans ce “restaurant”. En constatant les prix ras-les-paquerettes de cet établissement, j’ai compris qu’on avait certainement affaire à du poulet de batterie. Après tout pourquoi pas, si ça plaît à certains.

Est-ce mal de poser la question de l’origine de ce qu’on mange ?
Est-ce mal de poser la question de savoir qui a construit notre écran plat, notre téléphone portable ou notre ordinateur et dans quelles conditions ?
Est-ce mal de savoir comment sont traités les déchets produits par l’électricité que nous consommons au quotidien ?
Est-ce mal de rejeter des produits « à la mode » qui se retournent contre l’utilisateur ?

En fait, ce sont les réponses qui font mal, ce sont des réponses qui nous procurent un sentiment de honte, à nous les “bons petits occidentaux”.

1 – du poulet de batterie, du saumon d’élevage industriel, des légumes bourrés de pesticide. Cancérigènes, ça va de soi.
2 – des enfants et des hommes en Asie réduits à l’esclavage ?
3 – les déchets sont stockés dans nos sols, pas loin de chez nous : loin de notre regard, cachés sous le tapis ?
4 – les Google, Apple, Facebook qui exploitent votre vie privée et qui sont les rois de l’évasion fiscale

La vie, c’est faire des choix pour être en accord avec son esprit, ses convictions et son entourage.

Je passe pour un pénible pour plein de trucs :

1) des trucs anodins comme ne pas utiliser Facebook, ne plus utiliser Google, utiliser une distribution GNU Linux, en critiquant l’évasion fiscale des boites faisant des profits monstrueux, en m’agaçant à haute voix des mensonges de certains politiques ou des médias mainstream/”grand public”.

2) des trucs plus personnels comme faire des choix alimentaires en ne mangeant plus de saumon industriel (une émission Envoyé Spécial à ce sujet vous éclairera), en ne mangeant plus de poulet de batterie, en choisissant des légumes bio le plus souvent possible, en décidant de ne pas avoir de voiture (je m’en fais prêter une de temps en temps quand le besoin est nécessaire).

3) des trucs qui me posent encore question, sans avoir de réponse, comme sur la consommation d’énergie, le besoin de toujours consommer plus…

Vivre, c’est faire des choix et arrêter de subir.

Arrêter d’écouter TF1, de lire Closer ou 20 Minutes, de croire que « la crise, c’est la faute des autres, des pauvres , des profiteurs, des étrangers »…

Si tu ne te poses jamais aucune question sur ce que tu écoutes ou ce que tu manges, je te félicite, tu vis dans la matrice. Ta vie doit être plus paisible que la mienne. Ne t’étonne pas d’avoir des soucis de santé dans quelques années et de faire de tes gamins de bons soldats pro-consommation à la santé fragile et à l’intelligence limitée. Désolé de te déranger dans ton petit confort et ton monde fermé ; ce monde autour de toi ne veut pas que ton bien être.

Si certains pensent que je suis prétentieux, alors oui, je suis prétentieux, tant pis. Je suis d’abord exigeant. Exigeant avec le devoir de vérité et de transparence. Nous sommes dans une société censée être civilisée et éclairée. Nous ne sommes plus à l’âge des cavernes. L’information circule. Il faut la saisir et la questionner.

Osons poser des question, soyons curieux et échangeons nos idées.

– Damien

déterrage de billets et republication sur la spirale

Cette version du blog est assez récente : je l’ai repris en février 2015.

Avant cela, il y a eu les débuts en 2012, l’aventure Blog-Libre qui m’avait fait fermé ce blog entre temps, et le retour donc il y a un an sur les noms de domaine spirale.io et spiraledigitale.com.

J’avais donc effacé la première version du blog et certains billets se sont perdus dans la nature. Pas tous. J’en ai sauvegardé certains dans mes tablettes, d’autres sont sur Archives.org. Au passage, je remercie la personne qui a eu la bonne idée de faire cela (Woolys ?).

Je vais donc faire reparaître un certain nombre de billets des années passées. Je vais les revoir et les réécrire. Pour les plus anciens lecteurs, attendez-vous à relire certains billets, pour les nouveaux, cela fera un peu de contenu original à suivre.

Relire ce qu’on écrit il y a deux-trois ans en arrière est assez intéressant : on se rend compte de notre naiveté de l’époque, notre méchanceté par moment et souvent de mon engagement pour des idées de liberté et de partage, déjà bien présent.

On continue donc le voyage, peu importe si nous arrivons à bon port. L’important, c’est d’essayer.

le pouvoir et la gouvernance sur Diaspora*

Je lisais le dernier billet de Cyrille Borne sur un échange entre Christophe, Cep et Fla concernant la gouvernance sur Diaspora-fr.org.

Je spécifie le nom du pod en entier “diaspora-fr.org” car il s’agit d’un pod intégralement géré par Fla.

En relisant les échanges, je me rends compte que je suis d’accord avec les deux parties qui s’affrontent.

– Fla produit un acte politique en publiant une bannière contre la Loi sur le Renseignement.
– Christophe et Cep se sentent mal à l’aise par ce type de démarche qui pourrait aller contre leurs valeurs.

Au final, il serait peut être bon d’indiquer que le pod diaspora-fr.org est un pod militant et que le militant principal dirigeant cette instance est Fla.

Fla assure la gouvernance technique, politique et économique du pod : il a donc le droit de gérer son pod comme il l’entend. On peut appeler ça une autocratie numérique. Il n’a pas spécialement indiqué que son pod serait neutre, militant ou qu’il ne s’arrêtera jamais. Son projet est technique en premier lieu, puis ensuite il rend service en proposant un réseau social alternatif à Facebook à ceux qui se sont inscrits à l’époque. Et, il doit être un peu grisé d’avoir tant de gens sous sa responsabilité, nous sommes tous humains, n’est-ce pas ?

Il convient donc d’accepter cette gouvernance (ou pas). Il n’y a pas vraiment d’autres issues en fait.

De l’autre côté, je comprends la pensée de Cep et Christophe. Le pod D-fr.org n’est pas neutre et est engagé politiquement, ce qui peut être dérangeant si on ne s’attendait pas à ce genre d’intrusion visuelle et surtout, si on ne partage pas les idées défendues. Si demain le pod défend des idées contraires aux miennes, je n’aurais pas d’autre choix que de quitter ce pod.

La gouvernance, dans tous projets ou rassemblements humains, a son importance. On l’a vu avec le problème systemd/Debian, on le voit tous les jours avec les politiques qui prennent des décisions sans consulter les citoyens.

Vivre ensemble est difficile, vivre ensemble est un projet en soi. Avant de commencer à vouloir changer les choses, il faudrait réellement se pencher sur les modes de décisions collectives et de gouvernance citoyenne. Mais c’est un autre débat.

Pour en revenir à notre problème bassement Diasporien*, il faudrait ouvrir un pod Diaspora* mixé à une instance de prises de décisions de type Loomio pour satisfaire l’ensemble des utilisateurs en temps réel, une sorte de meilleur des mondes de la démocratie directe :)

– Damien

une nouvelle page sur la Spirale Digitale : au sujet de la démocratie

Le sujet de la démocratie, de l’état de la démocratie dans nos vertes prairies, me passionne.

Afin de ne pas avoir de raisonnement simpliste, ni d’arguments irréfléchies sur la question, cela fait un certain temps que j’accumule des liens, des vidéos et des articles sur le sujet. Plutôt que de les garder dans mes favoris ou dans mon Evernote, j’ai décidé de les partager.

Chacun pourra voir un état des lieux de notre régime représentatif et des alternatives possibles pour rendre aux citoyens son pouvoir de décision sur la vie de la cité.

C’est ici que ça se passe.

Bonne lecture.

 

_ Damien