quand je ne veux plus que mon téléphone soit « smart »

Je me suis trouvé récemment dans deux situations compliquées en 2 mois, avec un téléphone en bout de course au niveau batterie et l’absolue nécessité de communiquer avec des gens à distance. Quand votre situation se résume à une batterie qui ne tient qu’une journée et que votre problème tombe à 17h ou minuit, alors, tout se complique encore plus.

Etre trahi par un outil quand on en a le plus besoin, quand c’est une question de vie ou de mort, je sais maintenant ce que ça fait.

Je comprends la situation de pompiers, de sauveteurs ou des accidentés de la route : l’échange d’information est primordiale. Je dis oui à la technologie mais je dis attention aux usages qui nous détournent de l’usage premier de l’outil.

Un téléphone, ca sert à parler et envoyer des messages écrits (SMS) à distance. C’est un peu idiot à dire mais c’est son usage de base. On a rien inventé de mieux encore pour faire ça.

La résolution qui me vient tout de suite à l’esprit : ne plus se faire piéger.

Pour ne plus se faire piéger par un téléphone, on peut garder les mêmes habitudes et rajouter du matériel en ayant sur soi des batteries supplémentaires ou un chargeur en poche. On peut également changer ses usages et sa façon de se comporter.

Comme je ne me vois pas porter des affaires en plus et m’encombrer, ni chercher la première prise de courant toute la journée, je vais donc procéder à la seconde option : changement et simplification.

changer ses habitudes avec un téléphone

Dorénavant, je coupe les données, le roaming, et je passe le réseau mobile en 2G. J’éteins également le Wifi. Cela sous entend que je ne consulte plus mes emails sur mon téléphone, que je n’utilise plus d’applications – plus de Twitter, plus de Diaspora*, de flux RSS et navigation internet – et plus de calendrier synchronisé non plus.

En plus de faire du bien à ma batterie, je me fais du bien : je me déconnecte. Plus de notifications, plus de perte de temps et d’attention en journée sur les réseaux sociaux. Je gagne en sérenité et en concentration.

simplification

Mon BlackBerry Q5 tient maintenant 4 jours sans recharge. Oui, j’ai bien écris 4 jours. Je garde l’avantage du clavier physique que j’apprécie tant pour les SMS et la prise de notes dans Evernote, qui fonctionne hors ligne en Premium, et je peux toujours faire des photos avec un appareil de qualité.

J’utilise les rappels de calendrier pour de petites taches à effectuer dans la journée (prendre le pain, rappeler untel…) et la fonction réveil pour le matin.

Pour mon agenda, j’ai repris gout à l’agenda papier tout simplement.

conclusion

– un téléphone endurant pour les coups durs si nécessaire

– une gain personnel en concentration et en attention

– une baisse de ma consommation électrique, anecdotique à mon échelle individuelle mais c’est un début

– avec 36% de batterie ce matin, il va tenir encore 1 jour et 7 h.

 

_ Damien

 

 

 

 

horrifié par le prix d’un iPhone ou d’un Samsung Galaxy ?

600 €, un bout de plastique rectangulaire, pour passer des coups de fil et faire joujou avec 3 applications, ca me fait halluciner.

Faut-il mettre la moitié d’un SMIC dans un téléphone, sérieusement ?

N’y a-t-il pas des choses plus importantes à acheter pour vous ou votre famille pour ce montant là ?

600 €, c’est :

– un lave-linge séchant utile pour toute la famille

– c’est un ordinateur fixe ou portable de bonne qualité

– un lave vaisselle haut de gamme

– trois téléphones de bonne qualité [1] [2] [3]

Bon, j’arrête ma démonstration à deux balles. Je pense qu’il faut mettre les choses en perspective. L’informatique, internet, les smartphones… tout ça, c’est bien mais quel sens donner à nos achats ? Achetons-nous les choses pour correspondre à une mode ou sommes-nous ancrés dans le réel ?

Je suis un fan de nouvelles technologies. J’adore comparer, observer et acheter mais pas à n’importe quel prix et pas n’importe quoi, et surtout, selon mes besoins.

Le marketing a un pouvoir très important : celui de nous faire acheter ou « craquer » pour des choses surdimensionnées par rapport à nos besoins ou des produits à la mode, tout simplement. Et certaines compagnies sont meilleures que d’autres pour vendre du rêve.

C’est à nous, en tant que consommateurs, de faire appel à notre esprit critique et notre esprit d’analyse pour étudier nos besoins et acheter en conséquence. Pas en se faisant influencer et manipuler par le marketing ou un vendeur commissionné dans un magasin.

Pour conclure, je pense qu’Internet est un avantage pour les consommateurs responsables : il permet de se renseigner sur l’existence de produits alternatifs, les caractéristiques d’un produit, sur l’avis des consommateurs et de trouver la source pour acheter au meilleur prix.

– Damien